Attentat de Nice : problème de coordination entre Valls et Cazeneuve sur le profil "islamiste" du meurtrier

Le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur étaient interviewés au même moment à la télévision. Mais leurs réponses ont divergé sur le mobile de l'auteur de la tuerie. 

Le Premier ministre, Manuel Valls, et le ministre de l\'Intérieur, Bernard Cazeneuve, le 21 mars 2016 à Paris.
Le Premier ministre, Manuel Valls, et le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, le 21 mars 2016 à Paris. (MIGUEL MEDINA / AFP)

Problème de coordination entre Manuel Valls et son ministre de l'Intérieur. Interrogés en même temps sur France2 pour le Premier ministre et TF1 pour Bernard Cazeneuve, les deux membres de l'exécutif n'ont pas tenu le même discours sur les motivations de Mohamed Lahouaiej-Bouhlell'auteur de la tuerie de Nice (Alpes-Maritimes).

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Pour Valls, c'est un "terroriste sans doute lié à l'islamisme radical"

Sur le plateau du journal de 20 heures de France 2, Manuel Valls a été clair, affirmant que le meurtrier est "sans doute" lié à l'islamisme radical. L'auteur de l'attentat au camion de Nice jeudi soir est un "terroriste", "sans doute lié à l'islamisme radical", même si l'enquête devra le confirmer, a-t-il affirmé.

France 2

Cazeneuve ne confirme pas les liens du meurtrier avec l'islam radical

Au même moment, de l'autre côté de la Seine, le ministre de l'Intérieur répond au questions de TF1. Et Bernard Cazeneuve se veut beaucoup plus prudent.  A la question "Est-ce que ce soir vous êtes en mesure de nous dire qu'il est lié à l'islam radical", le ministre de l'Intérieur a répondu "non" .

TF1

"Nous avons un individu qui n'était pas du tout connu des services de renseignement pour des activités liées à l'islamisme radical, qui n'était pas fiché S", a-t-il déclaré. L'homme de 31 ans, né en Tunisie et domicilié à Nice,"ne s'est pas fait connaitre pour des activités liées à l'islam radical", a-t-il ajouté.

Le conseiller de Valls tente de justifier cette divergence

Le lendemain, quelques minutes après l'annonce de la revendication de l'attaque par le groupe Etat islamique, le conseiller de Manuel Valls a tenté de clarifier la position sur Twitter.