Émeutes urbaines : "On a quelque chose qui est en grande partie sous-dimensionné, très symptomatique et qui ne part pas sur une réflexion générale", estime Benjamin Morel, politologue et maître de conférences à l'université Paris II

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Le 12/13 info reçoit Benjamin Morel, politologue et maître de conférences à l'université Paris II, et Zartoshte Bakhtiari, maire DVD de Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis), afin d’évoquer le comité interministériel des Villes qui se poursuit.
Émeutes urbaines : "On a quelque chose qui est en grande partie sous-dimensionné, très symptomatique et qui ne part pas sur une réflexion générale", estime Benjamin Morel, politologue et maître de conférences à l'université Paris II Le 12/13 info reçoit Benjamin Morel, politologue et maître de conférences à l'université Paris II, et Zartoshte Bakhtiari, maire DVD de Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis), afin d’évoquer le comité interministériel des Villes qui se poursuit. (France 2)
Article rédigé par franceinfo - D. Boéri
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Le 12/13 info reçoit Benjamin Morel, politologue et maître de conférences à l'université Paris II, et Zartoshte Bakhtiari, maire DVD de Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis), afin d’évoquer le comité interministériel des Villes qui se poursuit.

Les annonces présentées par Elisabeth Borne en réponse aux émeutes de juin, paraissent-elles suffisantes, et surtout, arrivent-elles à temps ? "La cheffe du gouvernement a-t-elle vraiment proposé des mesures pour s’attaquer fermement à la quarantaine de jeunes qui ont mis à sac la ville, qui ont fait régner la terreur sur une ville de 40 000 habitants ? La réponse est non", affirme Zartoshte Bakhtiari, maire DVD de Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis). "Il y a eu de grands mots qui ont été annoncés. En réalité, il n’y a pas grand-chose derrière", ajoute Zartoshte Bakhtiari. À la place de responsabilisation des parents, d’encadrement militaire ou de couvre-feu, l’élu estime qu’il aurait fallu avoir "des mesures de fermeté et de rétablir l’autorité". "Le seul point dans lequel je pense qu’on pourrait avancer dans la bonne direction, c’est de donner un pouvoir plus important aux polices municipales, qui sont les polices du quotidien", estime le maire de Neuilly-sur-Marne. 

Une réponse "sous-dimensionnée"

La nécessité de fermeté, est-ce une équation assez complexe pour la Première ministre à résoudre ? "Il fallait bien apporter une réponse après les dernières émeutes en banlieue. Et cette réponse, il ne fallait pas qu’elle arrive non plus trop tard. (…) Or là, très clairement, on a quelque chose qui est en grande partie sous-dimensionné, très symptomatique et qui ne part pas sur une réflexion générale. Les problématiques ne sont pas que propres aux banlieues. La force d’une sanction, notamment chez les plus jeunes, ce n’est pas son importance, c’est sa précocité et sa certitude. Ça implique d’avoir une justice efficace", déclare Benjamin Morel, politologue et maître de conférences à l'université Paris II. 

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