Guerre en Ukraine : la classe politique française à l'heure de l'"unité nationale" malgré l'élection présidentielle ?

A 41 jours de l'élection présidentielle, et alors qu'Emmanuel Macron reste focalisé sur la diplomatie, Jean Castex doit s'adresser mardi à la représentation nationale sur le conflit entre l'Ukraine et la Russie.

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L'Assemblée nationale à Paris, le 15 février 2022. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)

Casse-tête de planning à l'Elysée. Sortant à peine du Covid-19, la campagne présidentielle française est chamboulée par la guerre en Ukraine. Emmanuel Macron, qui doit officialiser sa candidature dans les prochains jours, a multiplié lundi les rendez-vous diplomatiques - avec notamment un entretien téléphonique avec Vladimir Poutine durant 1h30 - tandis que le Premier ministre Jean Castex a organisé une "réunion d'information" à destination des principaux candidats autour du conflit en Ukraine et des sanctions infligées à la Russie.

A un peu plus d'un mois du premier tour de l'élection présidentielle, ce mardi 1er mars dans l'après-midi, les députés, dont la session parlementaire avait pris fin la semaine dernière, reviennent à l'Assemblée. Ils se verront présenter "une déclaration du Gouvernement relative à la décision de la Russie de faire la guerre à l’Ukraine, suivie d'un débat, en application de l’article 50-1 de la Constitution". C'est donc Jean Castex qui va s'adresser à la représentation nationale. L'ensemble des groupes politiques pourront ensuite lui répondre. Et la campagne présidentielle pourrait bien faire voler en éclat cette "unité nationale" de façade.

"Même pour Jupiter, les journées ne font que 24 h"

Ainsi, chez les Républicains, on ne polémique pas, on loue même "les efforts diplomatiques qui sont faits pour trouver une issue favorable à la guerre". Ce qui n'empêche pas le député Pierre-Henri Dumont, d'égratigner tout de même la figure du chef de l'Etat, sur tous les fronts diplomatiques mais aussi futur candidat : "Ce n'est pas un surhomme, même pour Jupiter, les journées ne font que 24 heures", s'amuse ce soutien de Valérie Pécresse.

Du côté des écologistes, Delphine Batho évoque "l'unité nationale souhaitable face à une situation grave qui nécessite de la hauteur de vue". Mais la porte-parole de Yannick Jadot estime aussi que le chef de l'Etat a été trop "solitaire, pêut-être en sous évaluant la menace de Poutine" au moment où il tentait une résolution diplomatique.

Jean-Luc Mélenchon tentent lui d'expliquer sa position de non-alignement, une forme de "en même temps" où la Russie est fermement condamnée mais où l'OTAN est aussi vu comme une puissance agressive. Chez les insoumis aussi, on estime que le chef de l'Etat utilise sa positon et "surjoue" la place de la France.

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