"Gilets jaunes" : le discours d'Édouard Philippe fâche les chefs de partis

Le Premier ministre a demandé aux chefs de partis de ne pas échauffer les esprits des "gilets jaunes", mercredi 5 décembre dans son discours à l'Assemblée nationale.

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FRANCE 2

À l'Assemblée nationale, ni rond-point occupé, ni "gilets jaunes", mais un climat tout aussi électrique. Quelques huées ont déjà retenti avant la prise de parole d'Édouard Philippe. Pour le Premier ministre, l'heure est grave, il redoute une nouvelle explosion des violences samedi 8 décembre, et comme l'a fait le matin même Emmanuel Macron en Conseil des ministres, il a lancé un appel : "Responsables politiques, responsables syndicaux, éditorialistes, citoyens, tous les acteurs du débat public seront comptables de leurs déclarations dans les jours qui viennent. Oui je lance ici un appel à la responsabilité".

Ce mot fait réagir sur les bancs de l'opposition qui souhaite désigner un autre responsable : Emmanuel Macron. "C'est à lui et lui seul qu'incombe la responsabilité de la crise, c'est donc lui et lui seul qui doit proposer une sortie de crise", a réagi Christian Jacob. Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ont aussi ciblé le chef de l'État.

La taxe sur les carburants abandonnée

Dans cette ambiance de fièvre, Édouard Philippe a apporté une précision de taille : "Si nous ne trouvons pas les bonnes solutions, alors nous n'appliquerons pas cette taxe". Un peu plus tard dans la soirée, le Premier ministre a affirmé que la hausse des taxes sur les carburants ne sera pas dans le budget. Ce n'est plus un moratoire, c'est un abandon pur et simple.

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Le Premier ministre d\'Edouard Philippe à l\'Assemblée nationale, à Paris, le 4 décembre 2018.
Le Premier ministre d'Edouard Philippe à l'Assemblée nationale, à Paris, le 4 décembre 2018. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)