Grève du 19 janvier : le débat sur la participation s’invite dans les entreprises privées

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Certains salariés du privé vont participer au mouvement de grève contre la réforme des retraites, jeudi 19 janvier. Pourtant, les personnes au travail difficile ne comptent pas tous se mobiliser, afin de ne pas perdre de l'argent sur leurs salaires.
FRANCE 2
Article rédigé par
A.Peyrout, L.Pekez, M.Bitton, France 3 Nord Pas-de-Calais - France 2
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Certains salariés du privé vont participer au mouvement de grève contre la réforme des retraites, jeudi 19 janvier. Pourtant, les personnes au travail difficile ne comptent pas tous se mobiliser, afin de ne pas perdre de l'argent sur leurs salaires.

Deux entreprises ont deux façons différentes d'envisager la journée de mobilisation contre la réforme des retraites, jeudi 19 janvier. À Valenciennes (Nord), cela fait déjà plusieurs jours que l’appel à la grève est lancé dans l’usine Stellantis. Beaucoup de salariés perçoivent la réforme comme injuste et souhaitent la combattre. "J’ai 40 ans et je ne me vois pas aller jusqu’à 64. Cela va devenir compliqué pour nous et pour nos enfants aussi", dit un salarié.

"On ne peut pas"

Dans une PME de Groslay (Val-d’Oise) est fabriqué du matériel de refroidissement. Certains travailleurs passent leurs journées accroupis, à souder. L’un d’eux, 42 ans, ne se voit pas continuer encore 22 années supplémentaires. Pourtant, pour lui, faire grève jeudi est impossible. "La grève est légitime, mais on ne peut pas. Avec l’inflation, le loyer à payer, l'électricité, les courses qui augmentent, il n’y a pas possibilité de faire grève", lance-t-il. Mais même sans gréviste, la journée s’annonce compliquée pour l’entreprise. Les perturbations dans les transports vont empêcher certains salariés de se rendre au travail.

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