Présidentielle 2022 : que proposent les candidats concernant la fonction publique ?

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Présidentielle 2022 : que proposent les candidats concernant la fonction publique ?
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T.Curtet - franceinfo
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La fonction publique pourrait être un sujet phare de la prochaine campagne présidentielle en 2022. Le journaliste Thierry Curtet fait le point sur les propositions des différents candidats à ce sujet.

La fonction publique va se mettre en grève jeudi 27 janvier, notamment pour réclamer des augmentations de salaire. Les fonctionnaires pourraient être au coeur des débats de l’élection présidentielle de 2022. Du côté de Valérie Pécresse, "la suppression de postes de fonctionnaires reste un totem" selon le journaliste Thierry Curtet, présent sur le plateau du 23 heures de Franceinfo mercredi 26 janvier. "Elle veut en fait supprimer 200 000 postes pour en réembaucher 50 000 avec trois priorités : à la fois le soin, la sécurité et l’éducation", rapporte-t-il. Jean-Luc Mélenchon souhaite, lui, "combattre la précarisation dans la fonction publique notamment en titularisant les contractuels. C’est important, c’est 20% des effectifs. Il veut aussi créer 130 000 postes : 60 000 postes d’enseignants, 60 000 postes de soignants et 10 000 postes dans la justice".

Anne Hidalgo veut des soignants mieux payés

Marine Le Pen "ne veut pas d’un plan massif de suppression du nombre de fonctionnaires. Elle veut au contraire embaucher de 7 000 à 8 000 postes dans la magistrature", indique le journaliste. La candidate RN souhaite aussi "des recrutements dans la sécurité", "aider les enseignants" en proposant des "augmentations de dix milliards d’euros pour revaloriser leur métier" et plaide pour la suppression des agences régionales de santé. Anne Hidalgo compte, elle, "augmenter fortement les enseignants. Elle veut également des soignants mieux payés et elle veut faire porter aussi l’effort sur la petite enfance", selon Thierry Curtet. En 2017, Emmanuel Macron avait promis 120 000 suppressions d’emplois chez les fonctionnaires. "C’est une promesse qu’il assume ne pas avoir tenue", explique le journaliste.

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