Uberisation : procès pour des emplois en CDI

Plusieurs chauffeurs VTC ont recours à la justice pour demander à Uber de les requalifier en CDI. Ils ont des raisons d'espérer. D'anciens livreurs de la société Take Eat Easy ont eux déjà obtenu gain de cause.

FRANCE 3

Brahim travaille depuis six ans comme chauffeur VTC via l'application Uber. Officiellement, il est autoentrepreneur, mais les prud'hommes vont décider s'il doit être requalifié en CDI. Pour le moment, lui estime que l'entreprise ne le considère pas assez. "Elle ne me considère pas comme un partenaire, regrette-t-il. Elle ne me demande jamais mon avis, sur la tarification, sur les commissions ou sur la façon de travailler. Tout nous est imposé."

Huit livreurs de Take it easy requalifiés

Alors qu'il travaille jusqu'à 65 heures par semaine, Brahim a du mal à se verser un smic. Mais il a des raisons d'espérer être requalifié. Dernièrement, huit livreurs de la société Take Eat Easy qui formulaient la même demande ont obtenu gain de cause. "Le juge confirme juste que le Code du travail s'applique aussi à ces entreprises", souligne Me Kevin Mention, avocat de Jonathan Gredler, qui a travaillé pour l'entreprise de livraison et qui espère lui aussi être requalifié en CDI.

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Un homme consulte l'application Uber sur son smartphone, qui permet de réserver un véhicule de tourisme avec chauffeur, à Paris, le 10 décembre 2014. (ELIOT BLONDET / AFP)