Attaque de la mosquée de Bayonne : "Un acte terroriste qui doit être reconnu comme tel", estime le fils d'une des victimes

L'un des fils d'Amar Kariouh, une des victimes de l'attaque de la mosquée de Bayonne lundi, affirme que le tireur "voulait tuer des gens".

Des policiers devant la mosquée de Bayonne, lundi 28 octobre.
Des policiers devant la mosquée de Bayonne, lundi 28 octobre. (NATHALIE BAGDASSARIAN / FRANCE-BLEU PAYS BASQUE)

L'auteur de l'attaque contre la mosquée de Bayonne lundi 28 octobre, "c'est le genre de personnes qui ne veulent que des églises sur la planète entière", a réagi jeudi sur France Bleu Pays Basque Abdélali Kariouh, l'un des fils d'Amar Kariouh, une des victimes du tireur. "Il est venu, il est venu la brûler [la mosquée], il voulait tuer des gens", martèle Abdélali Kariouh. Il s'interroge sur les intentions véritables tu tireur. "S'il avait juste voulu, comme il le dit, faire un feu et rentrer chez [lui], alors pourquoi tu viens avec un 9mm ? Et pourquoi tu tires ?"

Abdélali Kariouh dénonce le fait que le Parquet antiterroriste ne se soit pas saisi de l'enquête. "Ce monsieur a créé un acte terroriste et ça doit être reconnu comme tel. Et c'est pour ça qu'on a décidé de sortir du silence", explique-t-il.

"Monsieur Macron, (...) il faut venir"

Avec sa famille, Abdélali Kariouh interpelle "haut et fort" le président de la République. "Monsieur Macron, il va falloir arrêter de dire 'nous sommes derrière la famille, nous sommes derrière les enfants des victimes'. C'est facile de dire ça. Il faut venir". Et il ajoute : "Je vais peut-être être méchant, mais si une synagogue avait brûlé, monsieur Macron serait déjà là".

Claude Sinké, l'auteur présumé de l'attaque, a été mis en examen, notamment pour tentative d'assassinat. L'avocat de la famille Kariouh, Maître Mouhou, a indiqué à France Bleu Pays Basque qu'il refusait de se porter partie civile, tant que le Parquet antiterroriste ne se serait pas saisi de l'affaire.