DIRECT. Attaque à la mosquée de Bayonne : "la République fait bloc autour" des victimes, déclare Emmanuel Macron

Un homme a ouvert le feu et blessé deux personnes devant le lieu de culte lundi. Selon le procureur, il explique avoir voulu "venger la destruction de Notre-Dame de Paris".

Une voiture de police garée devant le portail fermé de la mosquée de Bayonne, le 29 octobre 2019, au lendemain de l\'attaque dans laquelle deux personnes ont été blessées par balles.
Une voiture de police garée devant le portail fermé de la mosquée de Bayonne, le 29 octobre 2019, au lendemain de l'attaque dans laquelle deux personnes ont été blessées par balles. (IROZ GAIZKA / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Au lendemain de l'attaque à la mosquée de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), Emmanuel Macron a exprimé une nouvelle fois, mardi 29 octobre, son soutien aux deux hommes blessés par balles. "La République fait bloc autour d'eux, comme elle fait bloc autour de chacun de ses enfants, lorsque l'obscurantisme et l'intolérance réapparaissent", a-t-il déclaré lors de l'inauguration du Centre européen du judaïsme à Paris.

Le suspect voulait "venger la destruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris", dont il affirme que "l'incendie a été provoqué par des membres de la communauté musulmane", a indiqué le procureur de Bayonne, Marc Mariée, lors d'une conférence de presse

 L'homme interpellé a 84 ans. L'auteur présumé, Claude Sinké, a été interpellé "rapidement" par la police nationale, "à son domicile", a annoncé la préfecture. Il avait été candidat pour le Front national aux élections départementales de 2015 dans les Landes, dans le canton de Seignanx. "L'ensemble de son audition interroge sur son état de santé psychique, de sorte qu'il est actuellement présenté à un médecin psychiatre, afin d'être éclairé sur sa responsabilité pénale", a ajouté le procureur de Bayonne. 

Des armes ont été découvertes à son domicile. Le procureur de Bayonne a indiqué que "la perquisition a permis de saisir deux grenades à plâtre, une grenade fumigène, un pistolet 9 millimètres, un fusil à pompe calibre 16. Dans le véhicule, une bouteille de gaz et un chargeur d'armes semi-automatiques ont été retrouvés".

Deux hommes ont été blessés. Les personnes touchées par les tirs, après avoir surpris le tireur tentant d'incendier la porte de la mosquée, sont deux hommes de 74 et 78 ans. Ils ont été "gravement blessés par balles", a indiqué la préfecture, qui indique également qu'ils ont été "évacués vers le centre hospitalier de Bayonne". "La première victime était assise sur une chaise à l'extérieur de la mosquée. La seconde victime était dans son véhicule lorsque le mis en cause a tiré à travers la vitre", a précisé le procureur de Bayonne. Leur pronostic vital n'est pas engagé, a-t-il ajouté. 

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #BAYONNE

23h42 : Ces précautions s'appliquent à chaque événement de ce type. "C’est le même tempo qu’avec Mickaël Harpon. Il n'y a pas de différence. Ce temps de latence est systématique. On nous reproche parfois de ne pas assez vérifier, nous prenons le temps de le faire", argumente Alexandre Kara. Il n'y a toutefois pas de "règles intangibles", chaque affaire est évaluée "au cas par cas", après "une discussion éditoriale au plus haut niveau".

23h42 : Cette prudence s'applique également à la divulgation du nom et de la photo du suspect. "Nous faisons des vérifications. Il y a un temps de latence raisonnable. C'est un choix déontologique. Dans le cas de l'attaque de la préfecture, nous avions également attendu 24 heures", explique Alexandre Kara.

22h27 : Comme @Alice, vous êtes nombreux à vous demander pourquoi nous parlons d'attaque et non d'attentat pour parler de l'événement qui s'est passé à Bayonne. Nous avons déjà répondu plus tôt dans la journée, mais je vous remets ici la réponse d'Alexandre Kara, directeur de franceinfo. Il détaille les règles suivies par France Télévisions aussi bien sur le web qu'à l'antenne. "Nous ne sommes pas dans la précipitation, nous prenons le temps de la vérification. Le suspect n'est pas encore mis en examen, détaille-t-il. Ce n'est pas à nous de dire qu'il s'agit d'un attentat. Nous ne sommes pas les policiers, le parquet anti-terroriste n'est pas encore saisi."

22h26 : Bonjour FIPouvez-vous eclairer ma lanterne ? Pourquoi parlons-nous d'attaque et non d'attentat pour Bayonne ? Merci !

20h45 : "La République fait bloc autour d'eux, comme elle fait bloc autour de chacun de ses enfants, lorsque l'obscurantisme et l'intolérance réapparaissent".

Lors de l'inauguration du Centre européen du judaïsme à Paris, Emmanuel Macron a réagi à l'attaque de la mosquée à Bayonne.

20h29 : La séance publique à l'Assemblée nationale, aujourd'hui, a principalement tourné autour de l'attaque à la mosquée de Bayonne. Les députés se sont montrés très divisés sur le sujet. Lors de la séance publique à l'Assemblée nationale, le débat s'est résumé à cette question : a-t-on trop ou pas assez parlé de laïcité et d'islam ? Plus de détails dans cet article.

20h00 : A 20 heures, faisons un nouveau point sur l'actualité :

Le procureur de la République de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), Marc Mariée, a donné, aujourd'hui, de nouveaux détails sur l'attaque de la mosquée de la ville : le récit des faits, des précisions sur le mobile et des éléments sur le profil de Claude Sinké, le principal suspect. Voici ce qu'il faut retenir de sa conférence de presse.

Le trafic sera encore compliqué demain sur l'axe Paris-Atlantique, avec un TGV sur trois en circulation. Ce sera mieux à partir de jeudi, avec 8 TGV sur 10. Tous les détails ici.

Il aura tenu treize jours. Empêtré dans une révolte sociale sans précédent, le Premier ministre libanais Saad Hariri annonce sa démission. Notre article.


Le Sénat vote l'interdiction des signes religieux aux parents accompagnant les sorties scolaires. Cette mesure n'entrera en vigueur que si l'Assemblée nationale la vote également, ce qui semble peu probable. Plus de détails dans notre article.

19h12 : Le procureur de la République de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), Marc Mariée, a donné, aujourd'hui, de nouveaux détails sur l'attaque de la mosquée de la ville : le récit des faits, des précisions sur le mobile et des éléments sur le profil de Claude Sinké, le principal suspect. Voici ce qu'il faut retenir de sa conférence de presse.

18h02 : A 18 heures, faisons un nouveau point sur l'actualité :

Lors de son audition, le principal suspect de l'attaque contre la mosquée de Bayonne a expliqué qu'il voulait "venger la destruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris" qu'il attribue à tort "à des membres de la communauté musulmane." Les précisions dans notre direct.

Le trafic sera encore compliqué demain sur l'axe Paris-Atlantique, avec un TGV sur trois en circulation. Ce sera mieux à partir de jeudi, avec 8 TGV sur 10. Tous les détails ici.

Il aura tenu treize jours. Empêtré dans une révolte sociale sans précédent, le Premier ministre libanais Saad Hariri annonce sa démission. Notre article.


Jeremy Corbyn annonce que l'opposition travailliste accepte la tenue d’élections anticipées. "Nous allons maintenant lancer la campagne électorale la plus ambitieuse et la plus radicale", promet-il.

17h48 : En revanche @Salvatore, "plusieurs hypothèses ont retenu l'attention des enquêteurs, parmi lesquelles celle d'un dysfonctionnement du système électrique ou celle d'un départ de feu occasionné par une cigarette mal éteinte, sans qu'il soit possible d'en privilégier une à ce stade". Plus de détails ici.

17h48 : Depuis les déclarations, il y a quelques minutes, du procureur de Bayonne, vous êtes nombreux à me poser cette question dans les commentaires. En fait cher @Salvatore, le parquet de Paris expliquait dès le mois de juin qu'"aucun élément" ne permettait "d'accréditer l'hypothèse d'une origine criminelle".



(AFP)

17h43 : C'était quoi, la cause de l'incendie de Notre-Dame ?

17h33 : En attendant, nous vous expliquons dans cet article comment les cadres du Rassemblement national prennent leurs distances avec le tireur de Bayonne. Agé de 84 ans, Claude Sinké a en effet porté les couleurs du FN aux élections départementales de 2015, avant d'être écarté du parti.

(ALAIN JOCARD / AFP)

17h40 : La conférence de presse du procureur de la République de Bayonne est maintenant terminée. Nous vous préparons un article qui résume ce qu'il faut en retenir.

17h36 : "La perquisition a permis de saisir deux grenades à plâtre, une grenade fumigène, un pistolet 9 millimètres, un fusil à pompe calibre 16. Dans le véhicule, une bouteille de gaz et un chargeur d'armes semi-automatique ont été retrouvés."

17h26 : "Nous sommes en contact permanent avec le procureur national antiterroriste, qui attend les éléments qui seront réunis dans les heures à venir afin de préciser s'il se saisit ou non de l'affaire."

17h26 : "L'ensemble de son audition interroge sur son état de santé psychique, de sorte qu'il est actuellement présenté à un médecin psychiatre, afin d'être éclairé sur sa responsabilité pénale."

17h35 : "Le suspect explique son geste par la volonté de venger la destruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Il affirme que l'incendie a été provoqué par des membres de la communauté musulmane."

Ecartée par les enquêteurs, la thèse d'un incendie criminel avait été relayée par plusieurs personnalités politiques en avril dernier au moment des faits. C'était le cas du président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan ou encore de Jean-Marie Le Pen.

17h19 : "La première victime était assise sur une chaise à l'extérieur de la mosquée. La seconde victime était dans son véhicule lorsque le mis en cause a tiré à travers la vitre."

17h30 : "Je tiens à saluer les fonctionnaires de police qui ont maîtrisé le mis en cause alors même que le suspect les tenait en joue. Le barillet contenait cinq cartouches dont trois étuis percutés."

17h13 : Le procureur de la République de Bayonne s'exprime face aux journalistes, au lendemain des coups de feu tirés devant la mosquée de la ville. Vous pouvez suivre les explications de Marc Mariée en direct vidéo.



15h41 : "Vous avez raison monsieur Mélenchon, nous devons faire très attention à ce que nous disons, et singulièrement lorsque nous parlons de religions."

C'est ensuite Edouard Philippe qui a pris le micro devant les députés. Voici son intervention en intégralité.




15h22 : Jean-Luc Mélenchon a terminé son intervention en demandant au gouvernement des mesures "concrètes et morales" contre ceux qui propagent la haine.

15h32 : "Le résultat d'une écœurante et odieuse séquence de stigmatisation des musulmans."

Il y a quelques minutes, Jean-Luc Mélenchon a pris la parole devant les députés pour évoquer l'attaque contre la mosquée de Bayonne hier. Il y voit "un terrible signal pour la France" car "la parole raciste contre les musulmans aura délibérément été banalisée." Voici son intervention en intégralité.


14h04 : A 14 heures, faisons un nouveau point sur l'actualité :

• Les deux personnes blessées hier par des tirs à la mosquée de Bayonne sont ce midi dans un état "stable", selon la préfecture des Pyrénées-Atlantiques. Le tireur présumé est lui toujours en garde à vue.

• Jeremy Corbyn annonce que l'opposition travailliste accepte la tenue d’élections anticipées. "Nous allons maintenant lancer la campagne électorale la plus ambitieuse et la plus radicale", promet-il.



• La contestation grossit en Irak. Des manifestations étudiantes et des piquets de grève ont eu lieu dans le sud du pays alors que le couvre-feu nocturne de l'armée a été bravé à Bagdad dans un concert de klaxons.

Pour dénoncer la "déforestation made in France", des militants de Greenpeace ont bloqué l'entrée de la bioraffinerie de la Mède, près de Marseille, ce matin. C'est là que Total produit du carburant à base d'huile de palme.

13h09 : Je vous propose un rapide "best of" de nos articles du jour :

• Notre journaliste Thomas Baïetto nous dresse le portrait de Claude Sinké, l'auteur présumé de l'attaque qui a fait deux blessés hier à la mosquée de Bayonne.





(FACEBOOK)

# Notre journaliste Jean-Loup Adénor nous raconte dans cet article l'opération américaine qui a entraîné la mort d'Abou Bakr Al-Baghdadi, le chef de l'Etat islamique.





(REUTERS)

12h36 : Nous avons aussi quelques nouvelles des deux victimes. Le premier homme, qui est blessé au cou, est dans un état réservé avec paralysies partielles probables de ses membres. Le second, blessé au bras avec blast sur la cage thoracique, est dans un état stationnaire, sous surveillance.

12h39 : D'ailleurs, une source proche de l'enquête explique à France Télévisions que Claude Sinké tient des propos confus en garde à vue. Son entourage dit de lui qu'il est "instable".





(FACEBOOK)

12h39 : Ces précautions s'appliquent à chaque événement de ce type. "C’est le même tempo qu’avec Mickaël Harpon. Il n'y a pas de différence. Ce temps de latence est systématique. On nous reproche parfois de ne pas assez vérifier, nous prenons le temps de le faire", argumente Alexandre Kara. Il n'y a toutefois pas de "règles intangibles", chaque affaire est évaluée "au cas par cas", après "une discussion éditoriale au plus haut niveau".

12h40 : Cette prudence s'applique également à la divulgation du nom et de la photo du suspect. "Nous faisons des vérifications. Il y a un temps de latence raisonnable. C'est un choix déontologique. Dans le cas de l'attaque de la préfecture, nous avions également attendu 24 heures", explique Alexandre Kara.

12h40 : Vous êtes nombreux à nous interroger sur notre traitement de l'attaque de Bayonne et le choix de nos mots pour la qualifier. Alexandre Kara, directeur de franceinfo, détaille les règles suivies par France Télévisions aussi bien sur le web qu'à l'antenne. "Nous ne sommes pas dans la précipitation, nous prenons le temps de la vérification. Le suspect n'est pas encore mis en examen, détaille-t-il. Ce n'est pas à nous de dire qu'il s'agit d'un attentat. Nous ne sommes pas les policiers, le parquet anti-terroriste n'est pas encore saisi."

12h29 : Pourquoi refusez-vous encore et toujours d'utiliser le terme d'attentat terroriste lorsqu'il s'agit de l'extrême-droite ? Vous vous empressez pourtant de l'employer certaines fois...

12h28 : Bonjour, pourquoi ne parle-t-on pas d'"attentat" ? Qu'est-ce qui caractérise un "attentat" versus une "attaque" ?

12h28 : Bonjour, pourquoi on ne parle pas d’attaque terroriste alors que quand un musulman attaque une personne, on parle d’acte terroriste? Ne faudrait-il pas redéfinir le mot terrorisme?

12h40 : Et on ne parle toujours pas d’un attentat?

12h17 : Voici les principales informations de la matinée :

• Les deux personnes blessées hier par les tirs d'un assaillant qui a tenté d'incendier la mosquée de Bayonne sont ce matin dans un état "stable", a fait savoir la préfecture des Pyrénées-Atlantiques.

• Le chef du parti travailliste britannique Jeremy Corbyn affirme que les conditions pour que son parti soutienne de nouvelles élections anticipées sont réunies. "Nous allons maintenant lancer la campagne électorale la plus ambitieuse et la plus radicale", promet-il.

• La contestation grossit en Irak. Des manifestations étudiantes et des piquets de grève ont eu lieu dans le sud du pays alors que le couvre-feu nocturne de l'armée a été bravé à Bagdad dans un concert de klaxons.

• Des militants de Greenpeace ont bloqué ce matin l'entrée de la bioraffinerie de la Mède, près de Marseille, où Total produit du carburant à base d'huile de palme. Ils dénoncent la "Déforestation made in France".

11h46 : Le suspect Claude Sinké est toujours en garde à vue ce matin. C'est un retraité de l'Education nationale. Il ne s'agit pas d'un ancien militaire, mais il a suivi une formation militaire, selon les informations de France Bleu Pays Basque et franceinfo. Il a fréquenté le lycée militaire d'Aix-en-Provence, d'après France Bleu Pays Basque.

11h37 : La mosquée "pourrait rouvrir en fin de journée ou demain matin au plus tard, ce n'est qu'une question d'heure", a déclaré le maire centriste Jean-René Etchegaray. D'ici là, la mairie a mis à disposition une salle, non loin, où ont été installés "des tapis de sport pour créer les conditions de culte les plus proches possibles de ce qui se fait à la mosquée".

11h19 : Les deux personnes blessées par les tirs de Claude Sinké, qui a tenté d'incendier la mosquée de Bayonne, sont ce matin dans un état "stable", a fait savoir la préfecture des Pyrénées-Atlantiques.

09h22 : On fait le point sur l'actualité ce matin :

• Faciliter les signalements par les professionnels de santé, mieux former les forces de l'ordre, instaurer un "brevet contre la violence" dans les écoles... Les groupes de travail du Grenelle contre les violences conjugales présentent aujourd'hui de premières propositions. Le gouvernement s'est engagé à "s'en inspirer".

• Le Premier ministre britannique Boris Johnson doit de nouveau tenter aujourd'hui d'obtenir des élections anticipées en décembre pour sortir le Brexit de l'impasse actuelle, qui a abouti à un troisième report de la sortie du Royaume-Uni.

• Jérôme Garcès deviendra samedi le premier arbitre français à diriger une finale de Coupe du monde, choisi mardi par World Rugby pour le choc entre l'Angleterre et l'Afrique du Sud, à Yokohama, le dernier match de sa carrière.

Un homme a tiré des coups de feu devant la mosquée de Bayonne (Pyrénées-Atlantique), blessant gravement deux septuagénaires avant d'être interpellé. Voici ce que l'on sait du suspect.