Joséphine Baker : une vie également marquée par le militantisme antiraciste

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Joséphine Baker : une vie également marquée par le militantisme antiraciste
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Article rédigé par
S. Perez, T. Donzel, K. Sullivan - franceinfo
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Alors que Joséphine Baker deviendra la première femme noire à entrer au Panthéon mardi 30 novembre, franceinfo a retracé le parcours militant de cette icône du XXème siècle aux multiples facettes.

Meneuse de revues, espionne et militante antiraciste, le palmarès de Joséphine Baker s’étoffera encore davantage mardi 30 novembre avec son entrée au Panthéon (Paris). Le 28 août 1963, âgée de 57 ans, elle est de retour aux Etats-Unis, le pays qui l’a vue naître et aussi celui qui l’a rejetée. Peu avant que Martin Luther King ne prononce son célèbre discours "I have a dream", c’est elle qui monte à la tribune pour s’exprimer face à la foule qui s’est déplacée en masse pour écrire l’histoire à l’occasion de la Marche pour les droits civiques. "C’est le plus beau jour de ma vie", déclare-t-elle à l’époque.

"C’était un endroit féérique"

"Dans ce pays, la France, je n’ai jamais eu peur. C’était un endroit féérique. Je pouvais aller dans n’importe quel restaurant. Je n’avais pas à aller aux toilettes pour les gens de couleurs. Je veux vous dire que c’était vraiment bien. Je n’avais plus peur", a-t-elle poursuivi, selon les notes prises à l’époque par Benetta Jules-Rosette, une adolescente qui a assisté au discours de Washington, aujourd’hui devenue historienne. Trois mois après l’événement, Joséphine Baker écrira à Martin Luther King, l’exhortant à "redoubler d’efforts" dans ce combat antiraciste. Demain, à Paris, elle retrouvera ainsi l’un de ses deux amours.

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