La Martinique et la Guadeloupe durcissent leurs conditions d'entrée à cause du Covid-19 : "Nous avions l'illusion qu'une très belle saison s'annonçait"

Depuis lundi, voyager en Martinique, en Guadeloupe, mais aussi à Mayotte implique de présenter un test PCR négatif de moins de 72 heures et de s'isoler pendant 7 jours à l'arrivée.

Article rédigé par
Manon Vautier-Chollet - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Une plage de Capesterre-de-Marie-Galante en Guadeloupe, le 21 mars 2019. (VINCENT PILLET / RADIOFRANCE)

Le gouvernement l'a annoncé la semaine dernière, la présentation d'un test PCR négatif datant de moins de 72 heures est désormais obligatoire pour tous les voyageurs qui se rendent en France depuis un pays extérieur à l'Union européenne. Des voyageurs qui doivent en outre "s'engager sur l'honneur à s'isoler pendant sept jours une fois arrivées en France, puis à refaire un deuxième test PCR à l'issue", a indiqué le Premier ministre Jean Castex. Les autorités de Martinique et de Guadeloupe ont décidé d'étendre cette septaine à toutes les personnes arrivant sur leur territoire, et ce à partir de lundi 18 janvier, hormis pour les voyages entre les deux îles. Alors forcément, pour les métropolitains qui avaient prévu dix jours sur place, le séjour est plus que raccourci. 

Pour les professionnels du tourisme, et alors que la saison bat son plein aux Antilles, c'est l'incompréhension. Isoler les touristes sept jours à leur arrivée en Guadeloupe fait bondir Éric, qui loue des kayaks à Sainte-Rose : "Tous les voyageurs doivent présenter un test négatif pour venir ici, alors je ne comprends pas pourquoi ils auraient une septaine en arrivant. On est autant impactés que les touristes", explique-t-il. Le sentiment est le même en Martinique. Monique gère l'hôtel Panoramique situé dans la commune desTrois-Îlets, et l'annonce de la mesure se fait déjà sentir.

"J'ai eu énormément d'annulations, dès que l'annonce a été faite. Pourtant, les touristes étaient revenus en Martinique, nous avions l'illusion qu'une très belle saison s'annonçait."

Monique, gérante d'un hôtel en Martinique

à franceinfo

De son côté, le directeur général du Comité martiniquais du tourisme, François Baltus-Languedoc, déplore le manque de concertation : "C'est absolument désolant. Une fois de plus, on subit l'information. J'ai appris cette nouvelle comme tous les Martiniquais. Si nous avions été mis au courant, même 24 heures avant, nous aurions pu prévenir nos collaborateurs et les acteurs du tourisme et de l'hôtellerie", dit-il.

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