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Annulations de vol : "Si vous voulez être remboursé, il faut tenir bon", affirme le président de l'UFC-Que choisir

"On se moque du consommateur", estime samedi sur franceinfo Alain Bazot, président de l'UFC-Que-Choisir, alors que des voyageurs rencontrent des difficultés pour se faire rembourser ses billets d'avion après les annulations de vol causées par l'épidémie de coronavirus.

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Radio France
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Alain Bazot, président de l'UFC-Que-Choisir (DANIEL FOURAY / MAXPPP)

"Si vous voulez être remboursé, il faut tenir bon"", a déclaré le président de l'UFC-Que choisir Alain Bazot, invité de franceinfo samedi 25 juillet. Pour lui, les compagnies aériennes ne respectent pas les droits des consommateurs en proposant des avoirs au lieu de rembourser les billets lorsqu'un vol est annulé.

Les annulations de vols continuent d'être fréquentes en France, "parfois au tout dernier moment", explique Alain Bazot. Si elles sont souvent liées à la pandémie de coronavirus, "on n'a pas toujours de visibilité sur les causes exactes", regrette le président de l'UFC-Que choisir. Dans ces situations, de nombreuses compagnies aériennes devraient, en théorie, rembourser le billet de chaque consommateur, "ce qui n'est toujours pas le cas, de façon systématique", pointe Alain Bazot. "Les compagnies aériennes, Air France en tête de ligne, ne respectent pas ce droit (...) On va vous proposer systématiquement un avoir, quand ce n'est pas vous l'imposer."

Le client, "banquier" des compagnies aériennes

"Si vous voulez être remboursé, il faut tenir bon" et exiger le remboursement, assure Alain Bazot. Une démarche "très difficile à mettre en oeuvre" sur les sites internet des compagnies. "S'il est nécessaire de faire une action, on fera une action de groupe", assure-t-il.

"Il ne faut pas oublier que les compagnies, en particulier Air France (...), ont été massivement aidées par les Etats. On a parlé de plusieurs milliards d'euros, donc c'est le contribuable qui est mis à contribution d'une façon ou d'une autre. Et il faudrait qu'en plus, le consommateur non content d'avoir obtenu de l'argent de l'Etat et du contribuable, devienne un banquier et finance la trésorerie en faisant une espèce de prêt" aux compagnies aériennes, fustige Alain Bazot.

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