Covid-19 : la France annonce la mise en place d'"un véritable pont maritime" jusqu'à "mi-août" pour "soulager le peuple tunisien"

Face à la situation sanitaire catastrophique en Tunisie, la France a livré ce vendredi 24 juillet 500 000 doses de vaccin au pays. Le secrétaire d'Etat chargé du tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne, espère bientôt sortir la Tunisie de la zone rouge.

Article rédigé par
Radio France
Publié
Temps de lecture : 3 min.
Des citernes d'oxygène arrivent depuis la France au port de Radès, en Tunisie, ce jeudi 22 juillet, pour aider les hôpitaux du pays, qui en manquent cruellement. (FETHI BELAID / AFP)

Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'État chargé du Tourisme, des Français de l'étranger et de la Francophonie, a indiqué que la France allait mettre en place "un véritable pont maritime" jusqu'à la "mi-août" pour acheminer du matériel et des équipements "qui vont permettre de soulager le peuple tunisien" face à l'épidémie de Covid-19. Ce jeudi 22 juillet, la France a livré par bateau de l'oxygène et 500 000 doses de vaccin sont arrivées vendredi 23 juillet par avion pour aider la Tunisie à faire face une vague épidémique sans précédent.

franceinfo : Une Tunisie submergée par l'épidémie a besoin d'être aidée par la France ?

Jean-Baptiste Lemoyne : Effectivement, l'épidémie flambe. Ce variant Delta est très contagieux. C'est pourquoi le président de République a souhaité que cette opération de solidarité massive soit mise en place. En cinq jours, ce sont plus d'1,1 million de vaccins qui ont été acheminés. L'équivalent de 10% de la population [la Tunisie compte 12 millions d'habitants]. C'est un effort qui s'inscrit dans la durée parce que jusqu'à la mi-août 2021, il va y avoir un véritable pont maritime pour acheminer également de nombreux matériels, équipements, masques, etc., qui vont permettre de soulager le peuple tunisien, durement éprouvé en ce moment.

Cette aide s'inscrit-elle dans le cadre du dispositif Covax, qui est une collaboration entre les pays pour un accès mondial et équitable aux vaccins contre le virus ?

Nous avons à la fois utilisé le dispositif Covax parce qu'il est très important que le multilatéralisme soit en action. Très clairement, le président de la République, depuis le début, le dit : c'est par la coopération qu'on va vaincre ce virus, on ne peut pas s'en sortir tout seul. Donc, on se serre les coudes tous ensemble. Par ailleurs, la France a mobilisé énormément à titre bilatéral, directement en prélevant dans ses propres stocks. Ce sont 800 000 doses qui viennent par la voie bilatérale.

"On aide la Tunisie de façon pérenne, par exemple en acheminant des unités de production d'oxygène médical."

Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat chargé du tourisme, des Français de l'étranger et de la francophonie

à franceinfo

Trois d'entre elles sont arrivées et elles vont permettre pendant 15 ans de produire cet oxygène qui est si précieux. C'est à la hauteur de la densité des liens humains qui existent entre la Tunisie et la France, parce qu'il y a une histoire pluriséculaire et on se montre aujourd'hui à la hauteur de cette histoire.

La France a placé la Tunisie sur sa liste rouge. Il faut un motif impérieux pour s'y rendre ou en revenir. Quand imaginez-vous lever cette restriction ?

Les classements en rouge sont simplement le fait du constat d'un taux d'incidence, d'une situation où le virus est particulièrement actif. Maintenant, il n'y a pas de fatalité. Il y a l'objectif des autorités tunisiennes d'arriver à 5 millions de vaccinés d'ici début septembre, c'est-à-dire pas loin de la moitié de la population. Par conséquent, nous espérons bien que tous ces efforts des autorités vont permettre de faire reculer l'épidémie. Et dès lors que cela permettra de faire évoluer le classement. Nous avons fait aussi évoluer les conséquences d'une inscription en liste rouge.

"Désormais, les personnes vaccinées peuvent aller et venir depuis une zone rouge."

Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'État chargé du Tourisme, des Français de l'étranger et de la Francophonie

à franceinfo

C'est important de le dire parce que le vaccin, justement, on le voit, c'est la clé pour maintenir les activités et garder la mobilité qui est si importante entre nos deux pays.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Covid-19

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.