Covid-19 : Entre inquiétude et fermeture des écoles, les habitants de Chambourcy se font tester massivement après la découverte de cas de variants

Les établissements scolaires de Chambourcy (Yvelines) resteront fermés toute la semaine, après la découverte de nombreux cas de variants sud-africain et brésilien du Covid-19. Des opérations de tests massives sont organisées.

Article rédigé par
Pierre-François Plessis - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Une femme se fait tester au Covid-19, ici à Dunkerque (illustration), le 23 février 2021. (DENIS CHARLET / AFP)

Les crèches, les écoles et le collège de Chambourcy (Yvelines) ne rouvriront pas lundi 1er mars. La rentrée est décalée d'une semaine, après la découverte de nombreux cas de variants sud-africain et brésilien du Covid-19 dans cette commune de 6 000 habitants. Depuis samedi 27 février, une campagne de tests massive avec séquençage est organisée. 

Dans le gymnase Georges Gallienne, aménagé pour l'occasion, les habitants volontaires se succèdent pour se faire tester. Depuis qu'elle a appris que ses enfants n'iraient pas à l'école les prochains jours, Mathilde explique avoir "pris un petit peu conscience des choses". Cette mère de famille estime que "si la rentrée est reportée, c'est qu'il y a quand même des choses graves en train de se passer". "Mais les choses ont été prises en main pour le bien-être des habitants, donc on est content", ajoute-t-elle.

 "Il vaut mieux se faire tester et prévoir le pire"

"C'est un peu dommage pour les enfants parce qu'ils étaient pressés de reprendre l'école, réagit Sylvie. Mais il vaut mieux se faire tester et prévoir le pire." Épuisée par les restrictions sanitaires, cette mère de deux enfants explique qu'elle tente "de ne pas trop y penser". "J'essaie de ne pas trop me prendre la tête parce que ça fait un an que ça dure", regrette-t-elle.

Même lassitude pour Agnès, dont la résilience commence à s'effriter. "Je ne suis pas trop inquiète par rapport à ma santé ou à celle de mes enfants, raconte cette maman. Mais le système de vie actuel qui va encore se resserrer. Il va y avoir encore plus de restrictions, peut-être un autre confinement total, comme on a eu l'année dernière, donc ça, c'est inquiétant. Ça veut dire qu'au lieu de progresser, on régresse."

>> Covid-19 : suivez la situation sanitaire avec notre direct

Pour Agnès, la principale interrogation concerne la fermeture des établissements scolaires. "Ça veut dire que moi aussi je vais devoir me mettre en disponibilité." 

"Si je fais l'école à la maison, je ne peux pas travailler en même temps."

Agnès

à franceinfo

Cette mère d'un collégien réfléchit au déroulement de la semaine à venir. "Il va falloir que je me débrouille, que je m'organise. Je ne sais pas trop ce que je vais faire, si je peux me mettre en chômage partiel. Le truc que je redoutais le plus, c'était ça. Pour l'avoir vécue l'an dernier, l'école à la maison, ce n'est vraiment pas cool."

Pour certains habitants, le foyer épidémique détecté dans la ville provoque de l'inquiétude. "J'ai l'impression qu'on ne sait pas trop quoi faire, confie Marguerite, 81 ans, qui a vaincu le Covid il y a un mois. On est un peu désarmé parce qu'on ne sait pas à quel saint se vouer." Les autorités prévoient de faire un point sur la situation sanitaire en milieu de semaine prochaine, pour décider si les écoles pourront rouvrir lundi 8 mars.

Dépistage massif à Chambourcy : le reportage de Pierre-François Plessis
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