Covid-19 : "On a encore des solutions pour éviter" un reconfinement, selon l'infectiologue Yazdan Yazdanpanah

Invité de France Inter, le chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital Bichat à Paris, membre du Conseil scientifique, a estimé que la situation actuelle n'était pas comparable à celle du mois de mars de l'an dernier.

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Radio France
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Yazdan Yazdanpanah, le 1er mars 2021. (FRANCE INTER / RADIO FRANCE)

"Pour l'instant, on a encore des solutions pour l'éviter", a estimé lundi 1er mars sur France Inter le professeur et membre du Conseil scientifique, Yazdan Yazdanpanah, concernant l'hypothèse d'un reconfinement national.

"La situation n'est pas la même partout en France, les variants ne circulent pas de la même façon, il y a une vingtaine de départements, dont la région Ile-de-France, où l'on est sur un plateau haut depuis un certain temps", déclare l'infectiologue. "Cela augmente", mais "nous ne sommes pas du tout dans la situation du mois de mars [2020] où l'on avait l'impression d'un raz-de-marée avec une pente très verticale", relativise le professeur.

"Il y a des tendances différentes, des solutions différentes, nationales ou régionales, et il y a même plusieurs types de confinements, uniquement le week-end ou comme au mois de mars dernier en fermant les écoles", a détaillé le chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital Bichat à Paris. Selon lui, "il faut aller vers plus de dépistage, traçage et isolement, c'est ce qui fait que les taux baissent, il faut aller vers une stratégie où on évite les transmissions."

"Là on s'oriente vers des solutions régionalisées ce qui est, peut-être, une bonne chose, parce que la propagation des variants n'est pas la même partout, a réagi Yazdan Yazdanpanah en référence au reconfinement localisé mis en place le week-end dans le Dunkerquois et les Alpes-Maritimes. " Selon lui, il faut "voir si ça marche".

"Est-ce qu'un confinement strict de trois semaines est suffisant pour faire baisser les contaminations ?", s'interroge Yazdan Yazdanpanah, faisant allusion à la proposition de la mairie de Paris. "J'en doute, tranche l'infectiologue. Et si on confine seulement trois semaines pour tout rouvrir, cela risque de repartir.".

"Par ailleurs, je pense que c'est important que les enfants aillent à l'école, poursuit-il. Je ne suis pas pour la fermeture des écoles mais pour qu'on fasse attention, notamment à la sortie et à la cantine, c'est un lieu potentiel de transmissions mais le rôle de l'école est fondamental."

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