"C'est comme d'habitude !" : aux premières heures du confinement, Paris n'a pas changé

Depuis vendredi 30 octobre à minuit, la France est à nouveau confinée. Malgré l'interdiction de sortir et l'obligation de se munir d'une attestation, il y avait du monde vendredi matin dans les rues de Paris. 

Article rédigé par
Manon Derdevet - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
La Place de la République à Paris (XIème arrondissement), le 30 octobre 2020. (OLIVIER ARANDEL / MAXPPP)

Malgré le confinement, en vigueur depuis vendredi 30 octobre minuit, les rues de la capitale étaient loin d'être vides de monde. Sur la Place de la République, dans le 11e arrondissement de Paris, piétons et cyclistes étaient toujours nombreux, vendredi matin.

Autant d'affluence dans les rues et sur la route

Même chose dans les transports en commun. "C'est comme d'habitude !, décrit Fata, surpris, en descendant du bus. Il n'y a pas moins de gens. Pendant le premier confinement, il y avait des contrôles dans les stations. Là, il n'y a rien, rien du tout. Tout le monde s'en fiche !" Le constat est le même pour Keina, qui traverse la place tous les matins : "Je sors toujours à la même heure. Aujourd'hui, il n'y a aucun changement, constate-t-elle. On n'a pas vraiment peur comme la première fois." 

Les klaxons se font plus discrets sur le route, malgré une situation qui reste dense. Les cyclistes non plus ne voient pas de différence. "Il y a autant de voitures que d'ordinaire à cette heure-ci, affirme Claire, qui se rend tous les jours au travail à vélo. Mais ça veut peut-être dire qu'il y a plus de gens qui peuvent aller au travail. Donc quelque part, c'est mieux." 

Peu d'attestation dans les poches

Pour sortir, ces passants doivent désormais se munir d'une attestation de déplacement. En réalité, tout le monde ne l'a pas. "Elle n'y était pas encore !, se justifie Sylvie, qui va travailler dans une boulangerie près de la place de la République. J'ai gardé l'attestation du couvre-feu. Et si je me fais contrôler ? Et bien mon patron paiera l'amende !", assure-t-elle en riant. 

La police est pourtant bien présente pour contrôler la population, mais cela n'empêche pas cette joggeuse de sortir sans le fameux sésame : "Je l'aurai lundi, promet-elle. Je ne pense pas que je vais me faire contrôler aujourd'hui. Ce sera sans doute le cas à partir de ce week-end, ou de lundi. Et là, je l'aurai. C'est vrai que je me permets de courir sans attestation aujourd'hui." 

Pour le moment peu d'amendes sont dressées, une certaine tolérance est observée. Mais pour ceux qui ne sont pas en règles, ne pas avoir son attestation pourra toujours coûter 135 euros, comme au printemps. 

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