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C'est mon boulot. Un championnat des villes où il fait bon télétravailler

À l’heure où le télétravail s’impose comme la norme dans de nombreuses entreprises, un classement, réalisé par France Attractive, classe des villes championnes du télétravail.

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Une femme travaille depuis chez elle pendant le confinement, à Nantes, en mai 2020.
Une femme travaille depuis chez elle pendant le confinement, à Nantes, en mai 2020. (LOIC VENANCE / AFP)

Ce classement réserve des surprises. Notamment parmi les villes moyennes car elles tirent très bien leur épingle du jeu. Réalisé par France Attractive, qui organise chaque année un salon destiné à ceux qui veulent changer de région, et publié par Le Point, le classement se base sur six critères. Parmi eux, le taux de couverture en 4G, celui du très haut débit, le pourcentage de grands logements, de quatre ou de cinq pièces et le nombre d’indépendants et d’auto-entrepreneurs.

Lille, première dans les grandes métropoles

Pour ne pas fausser le jeu, il y a, comme en sport, deux divisions dans ce championnat des villes où il fait bon télétravailler. La première regroupe les grandes métropoles. Et à sa tête, c’est Lille qui s’impose. Pour Antoine Colson, le fondateur de France Attractive, "Lille mérite sa première place car elle offre une couverture 4G très performante et elle dispose de logements plus spacieux que les autres grandes villes". Lille offre aussi un grand nombre d’espaces de coworking, parfaits pour les télétravailleurs et le premier incubateur de start-ups de France.


La deuxième place de Bordeaux est moins surprenante. Elle aussi dispose d’un grand nombre d’espaces de travail partagés (pas moins d’une trentaine). Lyon suit à la troisième place.

Pau, la surprise de ce palmarès

Mais les grandes gagnantes de ce classement, ce sont les villes moyennes. Dans un sondage commandé par l’Association des maires de France, 41% des Français disaient vouloir s’installer dans des villes moyennes. Une tendance qui n’a pu que se renforcer après cette période de confinement. Ce sont trois villes de Nouvelle-Aquitaine qui trustent les plus hautes marches du podium : première, La Rochelle, grâce à sa très bonne couverture en 4G, son grand nombre d’auto entrepreneurs mais aussi ses pépinières d’entreprises et ses nombreux espaces de coworking. Elle est talonnée par Pau et Angoulême. Pau est la surprise de ce palmarès, elle est de mieux en mieux connectée.

On voit aussi d’autres villes moyennes inattendues faire très bonne figure dans ce palmarès comme Arras, Lorient, Béthune, Saint-Omer ou encore Calais. Toutes ont en commun d’offrir aux télétravailleurs des espaces de coworking, des tiers lieux, des fablabs, souvent gratuits et qui disposent d’équipements numériques du dernier cri. Saint-Omer, par exemple, dans le Pas-de-Calais, a parié sur la "déspatialisation du lieu de travail". Bien avant la crise du coronavirus et son épisode de télétravail forcé, la ville a fait le pari que le télétravail à domicile avait montré ses limites. Et elle a ouvert "la station", à la fois espace de coworking et lieu de formation, installé dans la gare, qui n’est plus l’endroit où l’on va pour quitter la ville, mais bien pour y rester.

Une femme travaille depuis chez elle pendant le confinement, à Nantes, en mai 2020.
Une femme travaille depuis chez elle pendant le confinement, à Nantes, en mai 2020. (LOIC VENANCE / AFP)