Baisse de fréquentation dans les stations de ski : "90% des saisonniers ne sont pas au travail", estime le maire des Bellevilles, en Savoie

En pleine crise sanitaire, les stations de ski sont peu remplies pendant ces vacances d'hiver. Conséquence : de très nombreux saisonniers se retrouvent sans activité, et parfois sans revenus.

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Radio France
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Des remontées mécaniques vides dans la station d'Avoriaz (Haute-Savoie), le 11 février 2021. (JEFF PACHOUD / AFP)

En ce premier week-end de vacances pour la zone C (Montpellier, Paris, Toulouse), les stations de ski ne font pas autant le plein que sur un mois de février classique. Invité de franceinfo dimanche 14 février, Claude Jay, maire de la commune Les Bellevilles (Savoie) qui accueille, entre autres, les stations de ski de Val-Thorens et des Menuires note que depuis ce week-end, "on attend près de 30 à 35 % de fréquentation aux Menuires et un petit peu moins à Val-Thorens sur la semaine, dans les locations des agences".

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Une baisse de la fréquentation qui forcément joue sur le travail des saisonniers : "Une saison, c'est 12 000 emplois directs et indirects, dont 6 000 emplois saisonniers sur la vallée des Bellevilles. Aujourd'hui, on peut penser que 90% des saisonniers ne sont pas au travail, détaille Claude Jay. Et dans ces 90%, peut être seulement 50% sont sous contrat, donc indemnisés", estime-t-il.

Alors qu'il n'y a pas de perspective de réouverture des remontées mécaniques : "Il n'y a pas de date de revoyure annoncée", indique le maire. L'élu fait le point sur l'indemnisation de l'État. "Les situations sont très diverses avec l'économie de montagne, on peut avoir entre 40 et 80% de frais fixes, qu'il faut récolter en quatre mois. Pour nous, une saison de perdue, c'est un an de perdu", souligne-t-il. Pour lui, "les aides sont plafonnées à un pourcent d'un chiffre d'affaires, ce qui ne répond pas à tous les critères, (...) il faut continuer à travailler avec les services de l'État pour que personne ne reste au bord du chemin", conclut-il.

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