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Les Informés. Emmanuel Macron : "Une attitude d'enfant roi, pas d'homme d'État"

Les invités des Informés ont évoqué mardi soir l'attitude d'Emmanuel Macron, deux jours après sa qualification au second tour de la présidentielle. 

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Emmanuel Macron le 25 avril 2017. 
Emmanuel Macron le 25 avril 2017.  (PHILIPPE WOJAZER / POOL)

Emmanuel Macron fait-il preuve de légèreté dans sa campagne d'entre-deux tours ? Les invités des Informés ont débattu autour de la question mardi 25 avril.

Deux jours après la polémique sur son dîner à la Rotonde, Emmanuel Macron a effectué son premier déplacement de campagne depuis les résultats du premier tour à l'hôpital de Garches, près de Paris... sans les médias. La direction de l'AP-HP n'a pas donné son accord pour laisser entrer micros et caméras.

Thomas Guénolé, politologue, a mis en garde le vainqueur du premier tour : "Il accumule les erreurs lourdes. Dimanche soir, il a fait un discours pour jouir de sa victoire." Le président de la République François Hollande l'a même alerté : "Rien n'est fait (...) Un vote ça se mérite, ça se conquiert, ça se justifie, ça se porte."

Emmanuel Macron doit arrêter les conneries, vite

Thomas Guénolé, politologue

à franceinfo

Le politologue a comparé le comportement du candidat En Marche ! à celui de Jacques Chirac en 2002, qui avait avait "parlé des valeurs républicaines en danger, de la menace sur la République" dans son discours. "Derrière, Emmanuel Macron fait un dîner avec des happy few alors que l'extrême droite est au second tour. C'est une attitude d'enfant roi, et pas d'homme d'État." a-t-il conclu. 

Judith Waintraub, journaliste politique du Figaro a développé plusieurs hypothèses : "Il est possible que ça soit une stratégie. Il est possible aussi que ça soit une erreur d'appréciation politique, et que ce candidat qui a fondé toute sa démarche sur la transgression des clivages gauche-droite, laisse passer son moment." Selon elle, "dans le monde merveilleux d'Emmanuel Macron, il ne faut pas parler des choses qui fâchent (Marine Le Pen), qui inquiètent."

Au moment où il faut déployer sa stratégie, il n'y a plus personne. 

Judith Waintraub, journaliste politique au Figaro

à franceinfo

Gaël Tchakaloff, journaliste et essayiste, ne voit "aucune légèreté" dans la campagne d'entre-deux tours d'Emmanuel Macron. Selon elle, "c'est plutôt quelqu'un qui aborde le sujet avec beaucoup de gravité." Les reproches formulés à son égard viendraient de "sa forme de candeur" et de "positive attitude". "Il a envie de déclencher un vote d'adhésion sur sa personne plus qu'un vote de rejet vis-à-vis de Marine Le Pen" a-t-elle analysé. 

Emmanuel Macron le 25 avril 2017. 
Emmanuel Macron le 25 avril 2017.  (PHILIPPE WOJAZER / POOL)