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Le brief éco. Le monde agricole est inquiet pour l'avenir de la PAC

Les agriculteurs français ont le regard fixé sur la Pac, la Politique agricole commune, ces jours-ci. Son budget, discuté au Sommet européen, pourrait être amputé de 80 milliards d’euros.

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Tracteur et moissoneuse-batteuse en temps de moisson, en juillet 2018, en Haute-Saône. Photo d\'illustration.
Tracteur et moissoneuse-batteuse en temps de moisson, en juillet 2018, en Haute-Saône. Photo d'illustration. (JEAN-FRANÇOIS FERNANDEZ / FRANCE-BLEU BESANÇON / RADIO FRANCE)

La politique agricole commune (PAC) est sur la table d'un sommet qui réunit les chefs d'États européens jusqu'au vendredi 21 février à Bruxelles. Pour l'instant, aucun élément ne semble pouvoir rassurer les agriculteurs sur le budget qui va les concerner au cours des prochaines années. 

Les 27 se réunissent pour une première réunion destinée à dégrossir le prochain budget de l'Europe (2021 à 2027). Ils doivent s'entendre sur la répartition des 1 000 milliards d'euros du futur budget, entre le social, le numérique, les aides aux régions les plus défavorisées et l'agriculture. Hasard de calendrier, ce sommet européen se tient la veille de l'ouverture du Salon de l'agriculture à Paris. De quoi alimenter les discussions dans les allées des halls d’exposition de la Porte de Versailles à Paris.

Budget PAC insuffisant ?

Quelle part du budget global doit revenir à cette fameuse politique agricole commune ? La dernière proposition du président du Conseil européen, Charles Michel, y consacre près de 330 milliards d'euros, constant par rapport à ces dernières années. "Insuffisant", disent les agriculteurs, pour faire face aux nouveaux défis auxquels ils sont confrontés, dont le respect des objectifs du pacte vert européen (les engagements écologiques).

Jeudi à Bruxelles, le président de la République, Emmanuel Macron, qui doit se rendre au salon de l'Agriculture samedi, a rappelé que la PAC était une priorité essentielle et absolue. "Les aides directes ne peuvent en aucun cas baisser... C'est une ligne rouge", insiste l'Elysée. Et ce matin, dans un entretien accordé à la presse régionale, le chef de l'État souligne qu'il "ne tolérera aucune violence à l'encontre des agriculteurs".

Difficile de mettre tout le monde d'accord

Le Brexit change la donne par rapport aux années précédentes. À cause du divorce du Royaume-Uni et de l'Europe, le budget 2021-2027 de l'Union devra se passer de la contribution de Londres – entre 60 et 75 milliards d'euros en moins. Et comme l'Allemagne est le premier contributeur au budget européen devant le Royaume-Uni, c'est Berlin qui va devoir combler la plus grosse part du trou du Brexit. On imagine facilement la colère de la chancelière Angela Merkel. Elle prédit des "négociations très dures et compliquées".

Tracteur et moissoneuse-batteuse en temps de moisson, en juillet 2018, en Haute-Saône. Photo d\'illustration.
Tracteur et moissoneuse-batteuse en temps de moisson, en juillet 2018, en Haute-Saône. Photo d'illustration. (JEAN-FRANÇOIS FERNANDEZ / FRANCE-BLEU BESANÇON / RADIO FRANCE)