C'est mon boulot, France info

C'est mon boulot. Ils ont changé de vie : Johanna, de styliste à psychologue

Tout l'été, les parcours de salariés qui ont changé de vie. Mercredi, Johanna, qui s'ennuyait à dessiner des vêtements. Elle est repartie de zéro pour revenir à ses premières amours : la psycho. 

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !
Une psychologue et un patient. Photo d\'illustration.
Une psychologue et un patient. Photo d'illustration. (LEYLA VIDAL / MAXPPP)

Johanna, c'était l'artiste de la famille.Toute petite, elle savait peindre et dessiner, et faisait l'admiration de la famille. Aucun doute, elle allait devenir artiste. Elle dessinera finalement des vêtements. Pendant huit ans, jusqu'au jour où : "Je ne comprenais pas pourquoi je me levais le matin pour travailler. J’avais des réunions extrêmement longues sur la couleur d’une doublure, d’une poche, d’un bouton avec des personnes qui prenait ses tâches extrêmement au sérieux." Alors elle démissionne et se lance en freelance, pour avoir plus de temps pour réfléchir à sa reconversion. Mais la décision est vite prise. Au fond, elle a toujours voulu faire psycho. Deux ans plus tard elle s'inscrit à la fac.

Je suis repartie complètement de zéro, j’ai ressorti mes jeans, mes Stan Smith, mon sac à dos, ma trousse...

Johanna

à franceinfo

''J'ai acheté mes cahiers, poursuit Johanna, mes classeurs en même tant que mes enfants qui était à l’école primaire et j’ai tout repris de zéro." Cinq ans d'études, un master 2. Des stages exigeants, chez les pompiers de Paris, à la police, à l'APHP "De nouveau je me retrouvais avec des personnes que j’admirais qui avaient une espèce d’essence qu’ils pouvaient me transmettre, une espèce de nourriture intellectuelle qu'ils pouvaient me transmettre, donc c’était pour moi extrêmement enrichissant."

Johanna est aujourd'hui psychologue clinicienne

Littéralement, c'est être au chevet du patient. Pour lui rendre un bien être psychique. Et pour elle, ça n'est si éloigné que ça de son précédent métier :"Ce que j’aime dans ce métier, c’est l’aspect créatif, parce que en fait tous les jours en réfléchissant et en travaillant auprès des problématiques variées de chacun il faut être créatif, il faut être un petit peu artise. Et puis j’aime me sentir utile, j’aime entendre qu’on me fait confiance."

Quel est le regard que Johanna la psychologue porte sur Johanna qui a si radicalement changé de vie : "Je suis contente pour moi-même, je suis contente de m’être écoutée et je suis contente que mes enfants aient pu voir que quand un jour on se rend compte qu’on s’est trompé de voix ou qu’on est plus bien là où on est, et bien on a la possibilité de faire changer les choses. Ça me fait plaisir qu’ils ai pu assister à ça."

Une psychologue et un patient. Photo d\'illustration.
Une psychologue et un patient. Photo d'illustration. (LEYLA VIDAL / MAXPPP)