Négociations avec La France insoumise, programme pour l'union à gauche, manifestation du 1er mai… Le "8h30 franceinfo" de Fabien Roussel

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Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste français, était l'invité lundi 2 mai de franceinfo.

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Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste français, était l'invité de franceinfo lundi 2 mai 2022.
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Le secrétaire national du Parti communiste français était l'invité de franceinfo lundi 2 mai. Fabien Roussel a répondu aux questions de Lorrain Sénéchal et Neila Latrous.

Union à gauche : Fabien Roussel "espère accord dans la journée"

"C'est dans les heures qui viennent" qu'un accord avec La France Insoumise pour les élections législatives est souhaité par le secrétaire national du Parti communiste français, Fabien Roussel. Après l'accord intervenu dimanche 1er mai dans la soirée entre le mouvement de Jean-Luc Mélenchon et Europe Ecologie-Les Verts, il espère lui aussi que "nous parviendrons à conclure cette accord dans la journée, la soirée, ou dans la nuit s'il le faut".

S'il y "encore des points de discussion à aborder", "il y a une volonté commune" de parvenir à un accord, répète Fabien Roussel. "Il n'y a pas de plan B, il n'y a qu'un plan A. C'est de nous rassembler pour construire cette grande coalition de la gauche pour enfin prendre notre revanche sur l'élection présidentielle".

Après avoir manqué de se rassembler pour la date symbolique du 1er-Mai, l'union de la gauche pourrait donc se faire à la veille du 3 mai, date anniversaire de la victoire du Front populaire aux élections legislatives de 1936. "On est à un tournant aussi historique que celui-là, ne le loupons pas", intime Fabien Roussel. "Le Front populaire, c'est la semaine de 40 heures, les comités d'entreprise, les hausses de salaires tout de suite, de grandes avancées sociales. C'est un mouvement de même ampleur que la jeunesse et le monde du travail attendent."

En cas de victoire les 12 et 19 juin prochains, la Nouvelle union populaire écologique et sociale "va augmenter les salaires dès le mois de juillet et balayer d'un revers de main la réforme des retraites à 65 ans pour une réforme plus juste à 60 ans", promet d'ailleurs le secrétaire national du PCF.

Les "fâcheries" mises de côté

La question nucléaire "ne sera pas dans le contrat de législature", Fabien Roussel. "Je suis prêt à mettre de côté les fâcheries", ajoute-t-il en référence aux sujets sur lesquels communistes et Insoumis ne sont pas sur la même ligne, notamment le montant du Smic et des retraites.

Pour parvenir à l'union de la gauche, le dirigeant communiste favorable au mix énergétique ne réclame plus de référendum sur le nucléaire ni une hausse du Smic à 1 500 euros net par mois. "Nous signons à 1 400 euros", assure-t-il. "Si demain nous nous mettons d'accord, c'est 100 euros de plus tout de suite et tous les mois pour ceux qui sont au Smic." Fabien Roussel espère en revanche pouvoir inscrire dans l'accord la création d'un "pôle financier public", "avec la nationalisation des banques", pour "trouver des recettes" et "financer nos réformes progressistes".

Fabien Roussel explique que ces différences entre Insoumis, communistes et socialistes "pourront être débattues dans le cadre du Parlement, d'une majorité" et au sein du gouvernement. "Je demande justement à ce qu'il y ait un groupe communiste à l'Assemblée nationale capable de pousser un peu plus et de se battre là-dessus". "C'est l'enjeu de la discussion de cet après-midi", révèle Fabien Roussel.

Objectif : former un groupe à l'Assemblée Nationale

Aujourd'hui représenté par 11 députés, le PCF espère en envoyer cette fois au moins 15 pour former un groupe. "Les Insoumis sont d'accord pour accepter cette différence", selon Fabien Roussel. "Si l'objectif c'est d'avoir au moins 289 députés, communistes, insoumis, socialistes, écologistes, nous allons tous en conquérir. Nous allons respecter le rapport de force issu de la présidentielle, chacun avec un groupe fort de nos différences qui sont une richesse. J'ai lu que Jean-Luc Mélenchon s'engageait à cela. Je suis d'ailleurs content pour les écologistes qui vont enfin avoir un groupe."

"Nous discutons avec les responsables de La France insoumise pour montrer que, dans plusieurs circonscriptions, les seules personnes capables de battre le Front national (sic.) ou les députés sortants de la majorités sont des communistes implantés localement comme Jean-Marc Tellier dans le Pas-de-Calais, Nicolas Sansu dans le Cher ou à Yasmine Boudjenah dans les Hauts-de-Seine."

Concernant la Nouvelle union populaire écologique et sociale, nouveau nom de cette union, Fabien Roussel s'en dit "super content". "C'est un label dans lequel chacun se sent bien et respecté. Le mot social est celui qui nous rassemble. Nous-même avons porté ça." Le dirigeant communiste est "satisfait que les Insoumis aient bougé sur ce point". "C'est la preuve qu'ils font des concessions."

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