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Vidéo Avenue de l'Europe. Pourquoi Podemos ne veut plus la tête du roi d'Espagne

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Durée de la vidéo : 2 min
ADE_Aristocratie Espagne
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Article rédigé par franceinfo
France Télévisions

Le magazine "Avenue de l'Europe" s'offre une rentrée royale le mercredi 23 septembre à 23h15 sur France 3, avec un petit tour des monarchies de l'UE. En Espagne, où le régime a semblé vaciller après des scandales retentissants, même le parti de gauche Podemos ne veut plus sa peau...

Pour son numéro de rentrée, "Avenue de l'Europe, le mag" questionne la place de la monarchie – ou ce qu'il en reste – dans l'Union européenne, à travers des reportages en Grande-Bretagne, en Belgique et en Espagne. C'est là que nous partons dans cet extrait. 

Rappel des faits : après une succession de scandales qui a poussé Juan Carlos à abdiquer en 2014, l'intronisation du nouveau roi Felipe VI a été houleuse. Les antimonarchistes, représentés par des petits partis qui ont rassemblé environ 20% des votes aux élections européennes du 25 mai, ont manifesté dans le centre de Madrid en scandant : "Demain, l'Espagne sera républicaine."

C'est un membre de l'un de ces partis, le désormais célèbre Podemos, issu du mouvement des Indignés, que Frédérique Maillard a rencontré au 21 de la rue Zurita, dans le quartier populaire de Lavapiés, dans le sud de Madrid. Avec un groupe de militants, il colle des affiches. La nouvelle loi l'interdit, mais Podemos résiste."Venga ! Viens, on va tout recouvrir ! On va en coller partout, partout !"

"La monarchie n'a plus de sens", mais "le roi serait plébiscité"

Devant une peinture murale sur fond rouge taguée "La Marabunta te necesita !" ["La foule a besoin de toi" – c'est aussi le nom de la librairie indépendante juste en face], Mario Peres Blanco raconte : "C'est dans ce local qu'est né Podemos. On était un groupe d'amis qui a compris la nécessité démocratique de changer le pays. Pour moi, c'est évident : la monarchie avait un sens au premier millénaire de notre ère. Elle n'en a plus. Les aristocrates n'ont pas conscience des besoins du peuple. Le fait que tu puisses avoir tout, juste en étant le fils de ton père, ça me paraît complètement antidémocratique."

Mario est resté farouchement hostile à la royauté, mais il semble que le parti ait changé de stratégie. "Couper virtuellement la tête du roi était au départ dans notre programme. Mais ce n'est plus notre priorité, explique une autre membre de Podemos. Si un référendum était organisé, le roi actuel serait plébiscité par la majorité des Espagnols, on le sait bien."

Extrait d'un "Reportage chez les Grands d'Espagne" de Frédérique Maillard et Loïc Lemoigne, à voir dans le numéro "Royal" du magazine "Avenue de l'Europe", le 23 septembre 2015 à 23h15 sur France 3.

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