#MonEnvoyéSpécial, France 2

#MonEnvoyéSpécial : "Les routes du cochon"

a revoir

Présenté parGuilaine Chenu, Françoise Joly

Diffusé le 23/05/2015Durée : 00h40

Ce direct est terminé et sera disponible en rattrapage dans quelques minutes.

Pour des raisons liées aux droits de rediffusion, cette émission n'est plus disponible.

Un filet mignon, un saucisson et une tranche de jambon : trois produits qui remplissent les étals des supermarchés comme des boucheries traditionnelles, et qu’on imagine souvent produits en France. Pourtant, les industriels recourent massivement à la viande de porc importée, dans des conditions de production peu transparentes. De l’Allemagne à la Roumanie, notre journaliste Viriginie Vilar vous fait découvrir les coulisses de l’une des plus secrètes filières agroalimentaires.

Nous mangeons de moins en moins de porc. De 35 kilos par habitant et par an en 2004, la consommation française est passée à 32,5 kilos en 2014, selon les données du ministère de l’Agriculture. Face à cette situation, et alors que les éleveurs de porc peinent à rentabiliser leurs exploitations, la grande distribution recourt massivement à la viande importée, pour proposer des prix plus attractifs. Un choix qui se fait souvent au détriment de la traçabilité. D’après une récente enquête de France 2, sur 190 aliments vendus en supermarché, seules 52 % des étiquettes de produits à base de viande indiquent son origine.

750 cochons découpés par heure

Aux abords de Lyon, nous nous sommes rendus dans une usine fabriquant des saucissons. Chaque semaine, 100 000 produits en sortent avec un emballage vantant le terroir français. Seulement, comme le confie le responsable de l’usine, l’origine de la viande contenue dans les saucissons est floue : “On n’est pas sûrs que la viande soit française.” Plus surprenant encore, la chair de plusieurs cochons peut se retrouver dans un seul saucisson. Une autre information utile pour le consommateur, mais qui ne figure pas sur l’étiquette.

En remontant la chaîne d’approvisionnement en cochon à bas prix, nous avons atterri en Allemagne, au sein du plus grand abattoir d’Europe. Dans l’usine, on trouve de nombreux ouvriers des pays de l’Est, moitié moins payés que leurs homologues allemands. Certains d’entre eux découpent jusqu’à 750 cochons par heure. “Il faut plutôt être un robot qu’un être humain pour faire ce travail”, glisse un ouvrier roumain à la sortie de la chaîne d’abattage.

Guilaine Chenu et Françoise Joly répondent à vos questions, sur Twitter @EnvoyeSpecial et notre page Facebook, à la fin de l’émission. Nous vous invitons dès maintenant à faire le programme de la prochaine émission ! Choisissez le reportage que vous voulez voir dans l’émission du samedi 30 mai, puis utilisez le hashtag #MonEnvoyeSpecial pour nous poser des questions sur le sujet que vous avez choisi. Nous sommes impatients de vous répondre !

 

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