#MonEnvoyéSpécial, France 2

#MonEnvoyéSpécial. Arnaques à domicile

a revoir

Présenté parGuilaine Chenu, Françoise Joly

Diffusé le 17/10/2015Durée : 00h40

Ce direct est terminé et sera disponible en rattrapage dans quelques minutes.

Pour des raisons liées aux droits de rediffusion, cette émission n'est plus disponible.

Une porte claquée avec les clés à l’intérieur et la facture devient vite salée. Notre journaliste en a fait l’expérience et a filmé la scène en caméra cachée. Après avoir appelé un serrurier au hasard, via un numéro trouvé sur une brochure dans sa boîte à lettres, il s’est retrouvé avec une facture de plus de 2 000 euros à payer, bien loin des 89 euros annoncés au départ par téléphone. De tels abus sont de plus en plus fréquents, et les clients n’ont parfois pas d’autre choix que de payer pour pouvoir entrer chez eux. Comment ces escrocs du dépannage s’organisent-ils ?

Des brochures illégales 

On trouve régulièrement des annonces dans nos boîtes à lettres, qui portent parfois les insignes d'une mairie ou le drapeau français pour se donner une allure officielle. Des brochures ou de simples feuilles cartonnées qui recensent des numéros agréés, comme la police ou le Samu, ainsi que plusieurs numéros de dépannage. En cas de panne ou de fuite d’eau, le particulier est vite tenté de joindre ces entreprises privées.

Or la loi Hamon interdit ce type de publicité depuis décembre 2014. La raison ? Le nombre de plaintes recensées pour tarif abusif et les pratiques opaques de ces dépanneurs qui ne respectent pas la loi. Dans notre reportage, la jeune Louise en a fait les frais. Obligée d’appeler un serrurier pour pouvoir pénétrer dans son appartement, elle a dû vider ses comptes en banque pour payer des dépanneurs au ton menaçant. Au-delà du tarif excessif, c’est la prestation elle-même qui interpelle, car la porte de Louise a été endommagée lors de l'intervention...

 Arnaque aux énergies renouvelables 

Mais les escrocs n’opèrent pas seulement dans les situations d’urgence. Il y a cinq ans, Patrice et Emilie reçoivent chez eux un commercial disant appartenir à une filiale d’EDF. Il souhaite leur faire acquérir des panneaux solaires à installer sur le toit de leur petit pavillon en Dordogne. Sa technique de vente est bien rodée : il leur montre des vidéos, des brochures portant le logo EDF, et surtout, il rentre dans leur intimité, les complimente sur leur photo de mariage et leurs enfants. En confiance, le jeune couple finit par signer plusieurs papiers. Sans le savoir, Patrice et Emilie viennent de contracter un crédit pour les quatorze prochaines années. Pour ces panneaux solaires qui ne fonctionnent même pas, ils devront débourser plus de 30 000 euros. 

Malgré un nombre de plaintes grandissant, beaucoup de sociétés échappent à la justice en brouillant les pistes. Elles changent souvent d’adresse et n’hésitent pas à mettre la clé sous la porte ou à partir avec l’argent des clients dupés. Certains rusent aussi en déclarant de faux gérants : sans le savoir, des employés se retrouvent avec le statut de patron de l’entreprise... et devront, le cas échéant, assumer les fautes qu'elle a commises. 

Un reportage de Guillaume Cahour.

Retrouvez, en fin d’émission, les réponses de Françoise Joly à vos commentaires laissés sur notre page Facebook et Twitter @EnvoyeSpecial

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