Paris : la mairie va porter plainte après le vandalisme de peintures de Simone Veil avec des croix gammées

Ces visages de l'ancienne ministre ont été peints sur des boîtes aux lettres de la Poste dans le 13e arrondissement de la capitale, après son entrée au Panthéon.

Le portrait de Simone Veil peint par Christian Guémy et dévoilé à Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) le 5 octobre 2018.
Le portrait de Simone Veil peint par Christian Guémy et dévoilé à Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) le 5 octobre 2018. (MAXPPP)

Des croix gammées sur les visages de Simone Veil : le vandalisme a eu lieu lundi 11 février, dans le 13e arrondissement de Paris. Christian Guémy, l'artiste auteur de ces peintures, a été le premier, sur Twitter, à s'indigner de ces inscriptions antisémites. Il avait peint les visages de l'ancienne ministre et rescapée de la Shoah à l'occasion de son inhumation au Panthéon, le 1er juillet 2018.

Puis, à la mi-journée, Anne Hidalgo, la maire de Paris, a annoncé que la Ville allait porter plainte. "Soyons tous mobilisés contre la haine", a-t-elle écrit après avoir rappelé que, la veille, le mot "Juden" (qui signifie "juifs" en allemand) avait été tagué en jaune sur la vitrine d'un restaurant Bagelstein, dans le centre de la capitale, sur l'île Saint-Louis.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "dégradations volontaires aggravées" et "provocation à la haine raciale", confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

"Salir Simone Veil, c'est salir chacun d'entre nous"

Le maire du 13e arrondissement de Paris, Jérôme Coumet, a lui aussi réagi sur Twitter. "Salir Simone Veil, c'est salir chacun d'entre nous", a-t-il dénoncé notamment.

Ce n'est pas la première fois que des portraits de Simone Veil sont vandalisésLes panneaux d'une exposition qui lui était consacrée, installés devant le Panthéon, avaient été tagués avec des croix, sans signe distinctif, dans la nuit du 1er au 2 septembre 2018.

Le même jour, des inscriptions antisémites et une croix gammée ont été signalés à Nice, devant le lycée Calmette, où l'ancienne déportée d'Auschwitz fut élève. Les services de la ville ont procédé à son effacement, indique France 3 Paca.