"Sécurité globale" : la majorité va "proposer une nouvelle écriture complète" du controversé article 24

L'article 24 prévoit de pénaliser la diffusion de "l'image du visage ou tout autre élément d'identification" d'un policier ou d'un gendarme en intervention, lorsque celle-ci a pour but de porter "atteinte à son intégrité physique ou psychique".

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Le chef de file des députés LREM, Christophe Castaner à l'Assemblée nationale, à Paris, le 3 novembre 2020. (XOS? BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)

Il sera réécrit. Les présidents des groupes parlementaires de la majorité ont annoncé, lundi 30 novembre, qu'ils allaient "proposer une nouvelle écriture complète" du très contesté article 24 sur la liberté de la presse, qui figure dans la proposition de loi "sécurité globale"

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Christophe Castaner, le président du groupe LREM à l'Assemblée nationale, a indiqué lors d'une conférence de presse que la majorité "prend acte" de "l'incompréhension" de l'opinion publique et des journalistes face à l'article 24 du texte. "Dès cet après-midi, nous allons nous remettre au travail".

"Nous savons que des doutes persistent encore" et "nous devons éteindre ces doutes" car "lorsqu'une telle incompréhension ne cesse de s'intensifier sur un sujet aussi fondamental, nous avons le devoir de nous interroger collectivement", a justifié Christophe Castaner lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale.

En tant que législateurs, nous devons être les garants des libertés et des droits fondamentaux, au premier rang desquels, évidemment, la liberté d'expression et la liberté de la presse.

Christophe Castaner, chef de file des députés LREM

en conférence de presse

Quelques heures plus tôt, le chef de file des députés LREM, ainsi que ses homologues du Modem, Patrick Mignola et du groupe Agir, Olivier Becht, ont été reçus à l'Elysée par le chef de l'Etat. Une réunion qui intervenait après dix jours entachés par des violences policières et marqués par des manifestations contre cette proposition de loi "sécurité globale".

Pour rappel, l'article 24 de la proposition de loi interdit la diffusion d'images des membres des forces de l'ordre dans l'intention de nuire à leur intégrité "physique ou psychique". Il est vigoureusement dénoncé depuis la mi-novembre par les syndicats de journalistes et les groupes de défense des droits de l'homme, qui y voient une grave atteinte à la liberté de la presse.

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