VIDEOS. Comptes de campagne, perquisitions... Quatre séquences à retenir de la conférence de presse de Mélenchon

Le dirigeant de La France insoumise, très offensif, a dénoncé une "offensive politique" de la "Macronie" après la série de perquisitions menées au siège du parti et au domicile de certains responsables.

Le dirigeant de La France insoumise lors de sa conférence à Paris, le 19 octobre 2018.
Le dirigeant de La France insoumise lors de sa conférence à Paris, le 19 octobre 2018. (ERIC FEFERBERG / AFP)

Jean-Luc Mélenchon persiste et signe. Le dirigeant de La France insoumise a de nouveau dénoncé une "offensive politique", vendredi 19 octobre à Paris, après les perquisitions menées au siège de son parti et au domicile de plusieurs responsables, dans l'enquête sur les comptes de la campagne présidentielle.

Au lendemain de son audition par les policiers anticorruption de l'Oclciff à Nanterre (Hauts-de-Seine), Jean-Luc Mélenchon a également réclamé l'"annulation des perquisitions" et s'en est pris aux médias, après les révélations de franceinfo sur les prestations facturées au parti pendant la campagne présidentielle.

"Offensive politique" : l'Intérieur et la Justice pointés du doigt

Jean-Luc Mélenchon estime que "c'est bien un ordre politique qui a été donné", les ministère de l'Intérieur et celui de la Justice ont "naturellement été saisis" au vu de l'ampleur des perquisitions, qui ont nécessité le déploiement de "plus de cent policiers". Le dirigeant de La France insoumise affirme que la demande pour mener des perquisitions a été présentée le 10 octobre et qu'elle a été acceptée deux jours plus tard, sans livrer davantage d'explications.

"Nous avons été traités comme le sont d'habitude les organisations terroristes ou de grand banditisme", a-t-il encore plaidé.

Perquisitions : "Nous demandons leur annulation"

"Nous demandons l'annulation de cette perquisition et la restitution de tout ce qui a été prélevé", a également réclamé Jean-Luc Mélenchon. Le leader de La France insoumise ajoute que du "matériel a été enlevé au siège" du parti et que ses membres ne "savent pas lequel". Le dirigeant s'est insurgé contre la saisie de matériel informatique, d'agendas, de correspondances privées et politiques ainsi que des "photos personnelles les plus intimes".

Comptes de campagne : "Sophia Chikirou est un bouc émissaire"

"Nous avons vu une journée entière d'information en continu qui ont relayé des informations fausses", a encore déclaré Jean-Luc Mélenchon, qui s'en est pris une nouvelle fois aux médias et notamment à franceinfo, à l'origine d'une enquête sur les comptes de campagne de La France insoumise. Il a, à cette occasion, qualifié Radio France de "radio d'Etat", estimant que le travail de la rédaction était une "opération téléguidée par le pouvoir politique".

>> Franceinfo "n'est pas une radio d'Etat, mais de service public" : le directeur de la station répond à Jean-Luc Mélenchon

"On a choisi un bouc émissaire, Sophia Chikirou (...), je lui renouvelle l'expression de ma confiance totale." A la tête de la société Mediascop, cette communicante aurait facturé très cher certaines prestations et a été entendu par les enquêteurs. Jean-Luc Mélenchon a justifié le prix de ces prestations en les comparant à des prestations facturées à d'autres partis lors de la campagne présidentielle.

Accent d'une journaliste : "Je croyais qu'elle se moquait de moi"

Critiqué depuis trois jours pour son ton colérique et ses emportements, Jean-Luc Mélenchon a reconnu pouvoir "commettre ici ou là une erreur" et il a présenté ses excuses à une journaliste du Sud-Ouest dont il avait moqué l'accent à l'Assemblée nationale.

"Je croyais qu'elle se moquait de moi parce qu'elle avait pris un accent marseillais et que je suis élu de Marseille", a justifié le dirigeant de La France insoumise. Il n'a pas manqué d'ironiser sur la proposition de loi LREM contre la glottophobie – "J'ai amélioré mon vocabulaire, tout le monde peut apprendre."