Policier incarcéré à Marseille : Elisabeth Borne demande que "la justice puisse faire son travail sereinement"

La Première ministre n'a toutefois pas commenté le soutien du ministre de l'Intérieur aux syndicats de police, qui estiment qu'un policier ne doit pas être placé en détention provisoire.
Article rédigé par franceinfo
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La Première ministre, Elisabeth Borne, en visite au Havre (Seine-Maritime) le 25 juillet 2023. (LOU BENOIST / AFP)

Elle veut maintenir l'équilibre. Interrogée lors d'une visite au Havre (Seine-Maritime) mardi 25 juillet, la Première ministre Elisabeth Borne a réagi pour la première fois à l'affaire du policier incarcéré à Marseille pour des soupçons de violences. "Il faut que chacun ait conscience de la difficulté de leur mission, ils ont pu faire face à des violences très fortes", a fait valoir la cheffe du gouvernement au sujet des policiers, "très mobilisés" selon elle après les émeutes urbaines de la fin du mois de juin.

Elisabeth Borne a par ailleurs refusé de parler de divergences sur ce sujet entre le président Emmanuel Macron et le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, qui a affiché son soutien aux opposants de la détention provisoire pour les policiers. "Tout le monde dit la même chose", a-t-elle assuré, insistant sur les "difficultés de mission des policiers" à qui elle a rendu hommage avant d'appeler au calme, pour que "la justice puisse faire son travail sereinement".

Le soutien apporté par le directeur général de la police, Frédéric Veaux, à la mobilisation contre l'incarcération d'un agent de la BAC de Marseille dans le cadre d'une enquête sur des violences policières a suscité lundi l'indignation des magistrats et de la classe politique, poussant l'exécutif à réagir. Depuis la Nouvelle-Calédonie, Emmanuel Macron s'est refusé à commenter les propos du patron de la police, avant de lâcher : "Nul en République n'est au-dessus de la loi."

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