Ziad Takieddine réagit à la mise en examen de Nicolas Sarkozy : "Je n'ai rien fait d'autre que de dire la vérité, le menteur ce n'est pas moi"

Ziad Takieddine était l'invité de "Tout est politique", mercredi sur franceinfo, quelques heures après la mise en examen de Nicolas Sarkozy.

L\'homme d\'affaires franco-libanais Ziad Takieddine, en novembre 2016.
L'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine, en novembre 2016. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

Quelques heures après la mise en examen de Nicolas Sarkozy, mercredi 21 mars, dans le cadre de l'enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, Ziad Takieddine a déclaré, dans l'émission "Tout est politique" sur franceinfo, être "tranquille, serein".

"J'ai toute confiance en la justice, déterminée comme elle l'est, a assuré l'homme d'affaires franco-libanais, à l'origine de plusieurs révélations dans cette affaire et également mis en examen dans ce dossier libyen. La justice est allée jusqu'au bout. (...) M. Sarkozy continue à nier des faits très probants, et qui cherche à gagner du temps."  

"Je n'ai rien fait d'autre que de dire la vérité sur ce qui s'est passé avec les Libyens, avant la guerre et après la guerre, a poursuivi Ziad Takieddine. Il faut écouter les témoignages, c'est ce que la justice est en train de faire. (...) Le menteur, ce n'est pas moi."

L'argent "n'était pas destiné à la campagne"

Ziad Takieddine a répété, sur franceinfo, avoir remis trois valises contenant cinq millions d'euros en provenance du régime de Kadhafi à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, et à son directeur de cabinet Claude Guéant. Mais "ce n'était pas du tout destiné à la campagne de Nicolas Sarkozy, dit-il. Ils étaient destinés au ministère de l'Intérieur, pour des raisons d'accords entre les deux pays concernant les échanges de services et d'informations. Il y a eu des transferts d'argent, des valises transportées." 

Après une vingtaine d'heures de garde à vue, Nicolas Sarkozy a été mis en examen mercredi pour "corruption passive", "financement illégal de campagne électorale" et "recel de fonds publics libyens". L'ancien président de la République a été placé sous contrôle judiciaire.