Financement de la campagne de 2007 : mis en examen, Nicolas Sarkozy nie les faits

L'ancien chef de l'Etat a été mis en examen dans l'affaire liée aux soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. 

L\'ancien président Nicolas Sarkozy lors d\'un Conseil national des Républicains, le 14 février 2016.
L'ancien président Nicolas Sarkozy lors d'un Conseil national des Républicains, le 14 février 2016. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Nicolas Sarkozy à nouveau face à la justice. Cette fois-ci dans le cadre de l'enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. A l'issue d'un deuxième jour de garde à vue, l'ancien président de la République a été mis en examen, mercredi 21 mars, des chefs de "corruption passive", "financement illégal de campagne électorale" et "recel de fonds publics libyens", a indiqué une source judiciaire à franceinfo. Il a été placé sous contrôle judiciaire.

 Deux jours de garde à vue. La première audition de l'ancien chef de l'Etat avait démarré mardi à 8 heures dans les locaux de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) à Nanterre (Hauts-de-Seine), avant de se terminer mercredi, en début de soirée. Nicolas Sarkozy avait été autorisé à rentrer chez lui la nuit précédente. 

Un dossier tentaculaire. Cette mise en examen de Nicolas Sarkozy marque un coup d'accélérateur dans ce large dossier instruit par des magistrats du pôle financier depuis 2013. Les juges s'intéressent à des flux financiers impliquant des protagonistes liés au régime de l'ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi. L'ex-président de la République a toujours rejeté ces accusations. Il a à nouveau nié les faits.

 Une nouvelle affaire judiciaire. Ce n'est pas la première fois que la justice s'intéresse ainsi à Nicolas Sarkozy. L'ancien président de la République avait été mis en examen dans l'affaire Bettencourt, mais avait bénéficié d'un non-lieu. Il est revanche poursuivi dans l'affaire Bygmalion, dans laquelle il est lui est reproché d'avoir dépassé le plafond des dépenses électorales lors de sa campagne présidentielle de 2012. Le parquet a également requis son renvoi devant un tribunal correctionnel dans l'affaire dite des écoutes. Dans ce dossier, Nicolas Sarkozy est soupçonné d'avoir tenté d'obtenir en 2014, via son avocat, des informations secrètes auprès d'un haut magistrat de la Cour de cassation.

Brice Hortefeux entendu en audition libre. Entendu lui aussi dès mardi matin, l'ancien ministre de l'Intérieur a pour sa part quitté les locaux de l'OCLCIFF peu avant 23h30. Dans la foulée, il s'est exprimé sur Twitter : "Témoignant lors d'une audition libre, les précisions apportées doivent permettre de clore une succession d'erreurs et de mensonges", a-t-il écrit.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #SARKOZY

23h22 : "Les juges sont indépendants mais vous savez très bien qu'un certain nombre de juges ont une dent contre Nicolas Sarkozy."

Sur franceinfo, Sébastien Huyghue conseiller régional LR des Hauts de France, affirme sa "confiance en Nicolas Sarkozy" et en "son innocence" après la mise en examen de l'ancien président.


22h38 : Quelques précisions sur les motifs de la mise en examen de Nicolas Sarkozy :

• La "corruption passive" signifie qu'il est soupçonné d'avoir reçu des fonds de la part de quelqu'un qui avait un intérêt à lui verser de l'argent.
• Le "recel de détournement de fonds publics libyens" signifie que les juges estiment que les indices dont ils disposent montrent que Nicolas Sarkozy a pu détenir illégalement de l'argent public venu de Libye.
• Le "financement illégal de campagne électoral" signifie que les juges considèrent détenir des éléments suffisants pour montrer que le mode de financement de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy n'est pas en accord avec la loi.

22h07 : "Parfois l'acharnement qui nous est reproché par certain peut avoir son utilité"

Sur franceinfo, le journaliste à l'origine des révélations sur les soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy rappelle que l'ex-président est présumé innocent, mais souligne que sa mise en examen constitue "une accélération judiciaire".

21h49 : Vous n'avez pas tout suivi à l'affaire du possible financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 ? On vous résume l'affaire dans cette vidéo.

21h40 : "Cela montre qu'il est important de défendre et protéger les lanceurs d'alerte et les journalistes dans ce travail, qui nécessite beaucoup d'investissements."

Sur franceinfo, la députée La France insoumise de Paris, Danièle Obono, se félicite que "la justice ait pu faire son travail", après la mise en examen de Nicolas Sarkozy.

21h20 : Vous pouvez suivre en direct l'édition spéciale de franceinfo, après la mise en examen de Nicolas Sarkozy, dans l'enquête sur le financement de sa campagne de 2007.

21h24 : Nicolas Sarkozy "nie les faits qui lui sont reprochés", selon une source judiciaire à franceinfo.

21h03 : Les juges ont estimé avoir suffisamment d'éléments pour poursuivre l'ancien chef de l'Etat, dans l'enquête sur le financement de sa campagne de 2007. Nicolas Sarkozy a été placé sous contrôle judiciaire, ce qui impose une limitation à sa liberté de se déplacer (cela peut inclure des limites territoriales, ou une obligation d'informer le juge de ses déplacements).

21h33 : L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy est mis en examen pour "corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de détournement de fonds publics libyens", dans le cadre de l'enquête sur le financement de sa campagne de 2007, selon les informations de France 2.

20h32 : Nicolas Sarkozy a quitté l'Office anticorruption de Nanterre (Hauts-de-Seine) vers 20 heures ce soir, selon l'envoyé spécial de franceinfo sur place. Les juges se sont déplacés à Nanterre et doivent à présent décider d'une éventuelle mise en examen de l'ancien président de la République, dans l'enquête sur le possible financement par la Libye de sa campagne présidentielle de 2007.

19h34 : Bonsoir @anonyme, nous attendons aussi d'en savoir plus. Nous savons seulement que la garde à vue de l'ancien président de la République est terminée. Des magistrats peuvent à présent décider de le mettre ou non en examen, en fonction des éléments dont ils disposent. Nous vous tiendrons informés de la suite de l'affaire.

19h32 : Il n'est plus en garde à vue. Quelle est la suite ? Merci

19h20 : Nicolas Sarkozy a donc été entendu pendant environ 25 heures, dans le cadre de l'enquête sur le financement de sa campagne présidentielle de 2007.

19h16 : La garde à vue de Nicolas Sarkozy est terminée.

17h17 : Nicolas Sarkozy a-t-il eu droit à un traitement de faveur en étant autorisé à rentrer chez lui pendant sa garde à vue ? Deux avocats interrogés par franceinfo répondent à la question.





(FRANCEINFO)

17h06 : L'un des fils du colonel Kadhafi affirme avoir "des preuves solides" contre Nicolas Sarkozy dans l’affaire du financement libyen présumé de sa campagne présidentielle de 2007. Saïf Al-Islam Kadhafi félicite la justice française pour cette mise en garde à vue. Géopolis s'en fait l'écho.

15h01 : Bonjour @anonyme, pour vous répondre, nous avons interrogé des avocats. Ceux-ci nous expliquent que la levée de la garde à vue pendant la nuit n'est "pas la pratique habituelle". Mais ils avancent des arguments pour la justifier : les enquêteurs ne redoutent probablement pas que le gardé à vue prenne la fuite, qu'il détruise ou qu'il altère des preuves ou qu'il se concerte avec des complices présumés.

15h01 : Votre travail de journaliste me semble-t-il - si vous permettez - est justement d'éclairer les citoyens sur ce genre de question. Le fait que N. Sarkozy passe la nuit chez lui est-il une exception ?

14h34 : Bonjour @anonyme, la garde à vue de Nicolas Sarkozy peut durer 48 heures au maximum. Hier, l'ancien chef de l'Etat a été entendu pendant environ 15 heures. Lorsqu'elle a repris ce matin, son audition pouvait donc encore durer 33 heures, en théorie. Mais comme nous vous le rappelons dans cet article, la fin de la garde à vue peut survenir bien avant ces 48 heures fatidiques.

14h34 : Jusqu'à quand peut durer cette garde à vue ? Merci

14h29 : Bonjour @ma, lorsque Nicolas Sarkozy est rentré dormir chez lui, la nuit dernière, sa garde à vue a été levée. Elle a repris ce matin à son arrivée dans les locaux de la police judiciaire de Nanterre (Hauts-de-Seine). Le compteur a donc été arrêté le temps d'une nuit, ce qui n'aurait pas été le cas, s'il avait été placé en cellule. Nous vous l'expliquons dans cet article.

14h28 : Les heures de retour à son domicile de Nicolas Sarkozy cette nuit sont-elles décomptées des 48 heures maximun de garde à vue prévue par la loi ?

13h52 : Nicolas "Sarkozy a remercié maintes fois les autorités libyennes, les officiels bien sûr, Kadhafi et son entourage proche, pour ce financement". L'avocat de l'ancien Premier ministre libyen l'affirme, alors que l'ancien chef de l'Etat est toujours en garde à vue. Il a répondu aux questions de France 3.

10h02 : La garde à vue de Nicolas Sarkozy a débuté, hier, vers 8 heures. Et elle peut durer jusqu'à 48 heures. A l'issue de cette garde à vue, l'ancien chef de l'Etat peut être remis en liberté, présenté à un juge en vue d'une éventuelle mise en examen ou convoqué ultérieurement.

10h02 : Combien de temps peut durer cette garde à vue, s'il vous plaît ?

08h56 : Contrairement à un citoyen lambda, il a passé la nuit chez lui. Encore un coup de pied dans l’égalité des citoyens.

08h56 : Voilà encore une preuve que la justice n'est pas la même pour tous. Monsieur Sarkozy a le droit de rentrer dormir tranquillement chez lui entre deux jours d'interrogatoire...

08h56 : C'est une faveur ? On peut demander la même chose si on est mis en garde à vue et qu'on est un simple citoyen ?

08h59 : Nicolas Sarkozy a eu le droit de passer la nuit chez lui. Dans les commentaires, vous estimez qu'il s'agit d'une procédure différente de celle habituellement constatée.

08h47 : De son côté, Nicolas Dupont-Aignan, "trouve curieux cette mise en scène".

08h43 : Sur RTL, Christian Jacob, président du groupe LR à l'Assemblée nationale, condamne, lui, une "justice spectacle".

08h39 : "La justice doit aller au bout et avec sérieux", estime Marine Le Pen sur Radio Classique.

08h21 : En clair, Nicolas Sarkozy n'a pas dormi dans les locaux de la police. Selon les informations de l'envoyée spéciale de franceinfo, l'ancien président a regagné son domicile du 16e arrondissement pour y passer la nuit.

08h19 : Nicolas Sarkozy est de retour dans les locaux de l'office anticorruption à Nanterre (Hauts-de-Seine) pour la poursuite de sa garde à vue dans le cadre de l'enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.

07h45 : La ministre de la Justice Nicole Belloubet est l'invitée des "4 Vérités" sur France 2. Interrogée sur la garde à vue de Nicolas Sarkozy, elle se refuse à tout commentaire. "Je souhaite m'en tenir, vraiment, à une stricte neutralité", fait-elle valoir.



(FRANCE 2)

06h05 : Nicolas Sarkozy a passé la nuit en garde à vue dans l'enquête sur des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. A l'issue de cette garde à vue, qui peut durer jusqu'à 48 heures, l'ancien président peut être remis en liberté, présenté à un juge en vue d'une éventuelle mise en examen ou convoqué ultérieurement.