Présidentielle américaine : Donald Trump a demandé à un haut responsable de Géorgie de "trouver" des bulletins à son nom

Le "Washington Post" a diffusé dimanche un enregistrement dans lequel le républicain, qui refuse toujours de reconnaître sa défaite à la présidentielle, tente de rallier à sa cause l'élu en charge des élections en Géorgie.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Donald Trump lors d'un meeting de campagne pour les sénatoriales dans l'Etat de Géorgie, le 5 décembre 2020, à l'aéroport régional de Valdosta (Etats-Unis). (ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP)

La publication de l'enregistrement a suscité une onde de choc outre-Atlantique. Le Washington Post (en anglais) a diffusé, dimanche 3 janvier, un appel dans lequel Donald Trump demande à un responsable électoral de l'Etat de Géorgie de "trouver" des bulletins de vote à son nom pour la présidentielle. Deux mois après le scrutin, le républicain refuse toujours de concéder sa défaite face au démocrate Joe Biden, qui doit être investi fin janvier.

Le président sortant a tenté, samedi, de rallier à sa cause Brad Raffensperger, le républicain en charge des élections en Géorgie. "Il n'y a pas de mal à dire que vous avez recalculé", peut-on l'entendre dire sur un enregistrement de la discussion réalisé à son insu et rendu public par le Washington Post, puis d'autres médias. "Tout ce que je veux, c'est trouver 11 780 bulletins", ajoute-t-il, soit à peu près l'avance dont dispose Joe Biden en Géorgie, confirmée par un recomptage et des audits.

Plusieurs élus condamnent cet appel

Répétant des accusations de fraudes, dont il n'a jamais apporté la preuve et qui ont été balayées par les tribunaux, Donald Trump justifie ses demandes par sa conviction que l'élection lui a été "volée". "Vous savez ce qu'ils ont fait et vous n'en parlez pas : c'est un délit", poursuit-il, assurant que c'est "un gros risque" pour l'élu de Géorgie. Face à ces menaces, Brad Raffensberger ne cède pas : "Nous pensons que nos chiffres sont bons".

Plusieurs élus du Congrès ont aussitôt condamné cet appel. Le camp démocrate a dénoncé des pressions "potentiellement répréhensibles", des membres de la Chambre des représentants évoquant "le mépris de Trump pour la démocratie" et l'accusant d'être un "président désespéré et corrompu""C'est accablant", a tweeté l'élu républicain Adam Kinzinger, en appelant les membres de son parti à ne pas suivre le président dans sa croisade. "Vous ne pouvez pas faire ça en ayant la conscience tranquille", leur a-t-il lancé. La diffusion de cet appel intervient à deux jours d'une élection cruciale en Géorgie, qui déterminera quel parti contrôle le Sénat fédéral.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.