Opération Barkhane : les familles des victimes sceptiques sur le retrait de l'armée

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Opération Barkhane : les familles des victimes sceptiques sur le retrait de l'armée
Article rédigé par
A.-C. Poignard, D. Sébastien, T. Paga, A. Rémond, M. Beaudouin, S. Ripaud - franceinfo
France Télévisions

Après neuf ans de présence militaire et 53 pertes humaines, Emmanuel Macron a annoncé que les soldats français allaient quitter le Mali. Les équipes de France Télévisions ont recueilli les témoignages de certains proches des soldats tombés au Sahel.

De son fils tombé au Mali, Dominique Protin a conservé des souvenirs, et quelques portraits. Le 25 novembre 2019, quelque part au Mali, 13 soldats français succombaient dans un accident d'hélicoptère, durant une opération contre un groupe armé djihadiste. L'adjudant Alexandre Protin avait 33 ans, et a passé dix ans dans l'armée. "Si aujourd'hui on vit tranquillement… On ne va pas revivre ces attentats, c'est grâce à tous ces hommes, qui combattent, et empêchent le terrorisme d'arriver à nos portes", confie Dominique.  

Un retrait qui laisse sceptique

Une semaine après l'accident, la France avait rendu hommage aux 13 soldats tombés au combat. Parmi eux se trouvait le capitaine Pierre Bockel, qui effectuait sa quatrième mission au Mali. Pour son père, Jean-Marie, ancien secrétaire d'État à la Défense, la fin de l'opération Barkhane est difficile à accepter. "Ce départ du Mali, où sont morts nos enfants, comment voulez-vous que ça nous laisse indifférent, puisque les choses auraient pu se passer différemment ?", interroge-t-il. Dominique Protin a suivi depuis son domicile l'annonce officielle du retrait des troupes françaises. Il reste convaincu que si la France quitte le Mali, elle ne doit pas abandonner la région pour autant.  

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