Cet article date de plus de six ans.

Syrie : "Nous sommes terrifiés" témoigne une habitante de la Ghouta, malgré la trêve réclamée par l'ONU

Selon des témoignages d'habitants de la Ghouta orientale, près de Damas, le régime syrien a continué samedi soir de bombarder le dernier fief rebelle, malgré la résolution votée par l'ONU.

Article rédigé par franceinfo - Mélanie Houé
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
La Ghouta orientale, aux portes de Damas, le 23 février 2018. (AMMAR SULEIMAN / AFP)

Malgré la résolution votée par l'ONU, samedi 24 février, demandant un cessez-le-feu, des habitants de la Ghouta orientale, près de Damas (Syrie), le régime de Bachar al-Assad a continué, en soirée, de frapper le dernier fief rebelle où les conditions humanitaires sont critiques.

Les armes ne se sont pas tues

Samedi soir, plus de trois heures après la résolution votée à l'ONU, les bombardements se poursuivaient dans le dernier bastion rebelle de la banlieue de Damas. Shams, une mère de famille de 34 ans contactée depuis Beyrouth par WhatsApp indique qu'elle n’a pas quitté l’abri dans lequel elle se cache depuis 48 heures avec ses deux enfants. "Nous sommes terrifiés", clame cette habitante de la Ghouta.

Les raids continuent. Au moment même où je vous parle, les avions sont toujours dans le ciel. Ils frappent très fort

Shams, une habitante de la Ghouta, aux portes de Damas

à franceinfo

La trêve votée par l’ONU soulève peu d’espoir parmi les 400 000 habitants qui, d’après l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, vivraient toujours dans l’ancien poumon vert de la capitale syrienne. Par message audio, Wassim al-Khalib, un journaliste présent sur place, redoute que la situation s'aggrave.

Un cessez-le-feu n’est pas suffisant. Il ne sera que temporaire et on le sait, le régime recommencera à cibler les civils.

Wassim al-Khalib, un journaliste présent dans la Ghouta orientale

à franceinfo

Dans la Ghouta orientale, beaucoup craignent la reproduction du scénario de la bataille d’Alep, une ville reprise par le régime fin 2016, à l’issue de raids intensifs et d’un siège asphyxiant. Le quotidien loyaliste Al-Watan l’a déjà annoncé : les frappes ne seraient qu’un prélude à une opération d’envergure au sol.

La situation de la Ghouta orientale après le vote de l'ONU - un reportage de Mélanie Houé

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.