Syrie : Moscou condamne les frappes

Moscou a condamné les frappes occidentales contre la Syrie. Seulement, Vladimir Poutine devrait se contenter d’invectives alors que la fin du conflit semble imminente en Syrie.

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Après les frappes de la coalition en Syrie ce samedi, la Russie a réagi par l’intermédiaire de son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, dénonçant cette attaque et affichant son "indignation".
Mais diplomatiquement, Vladimir Poutine ne peut guère faire grand-chose de plus, mis à part bloquer toute résolution trop contraignante pour Bachar el-Assad, explique le correspondant de France Télévisions à Moscou, Dominique Derda. Le président russe ne veut surtout pas de confrontation militaire directe avec les États-Unis.

La Russie attentiste

Présente aux abords de la Syrie, la Russie n’a d’ailleurs pas intercepté les missiles occidentaux. Vladimir Poutine espère une chose désormais : que Bachar el-Assad gagne cette guette le plus vite possible, une guerre qui a fait des centaines de milliers de morts dans le pays, et ainsi que le dictateur syrien se pose en homme fort dans le pays.
Car d’ores et déjà, la Russie a gagné sur deux tableaux : elle s’est assurée des bases militaires sur les bords de la Méditerranée et elle a regagné sa place sur la scène internationale, un quart de siècle après l’effondrement de l’Union soviétique.

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Le président russe, Vladimir Poutine, à Moscou, le 19 mars 2018.
Le président russe, Vladimir Poutine, à Moscou, le 19 mars 2018. (YURI KADOBNOV / AFP)