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Qui va faire quoi dans la coalition contre l'Etat islamique ?

Les membres de la coalition internationale antiterroriste voulue par les Etats-Unis se réunissent lundi à Paris. Francetv info revient sur les engagements de chaque Etat.

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François Hollande (à droite) et le président irakien, Fouad Massoum (2e à gauche), se rencontrent avant la conférence internationale sur l'Irak à Paris, le 15 septembre 2014. (ETIENNE LAURENT / AFP)

Une vingtaine de pays participant à la coalition internationale contre l'Etat islamique se réunissent à Paris lundi 15 septembre, à l'initiative de la France. Objectif : définir l'engagement militaire, politique et financier de chaque membre de la coalition, afin de "détruire" Daech, l'acronyme arabe du groupe terroriste. Une tâche qui s'annonce compliquée car les différents pays ont des intérêts et des moyens variables.

Francetv info revient sur les promesses déjà faites par les membres de la coalition.

Les pays qui participent aux opérations militaires

Barack Obama a promis, mercredi 10 septembre, d'"affaiblir et finalement détruire l'Etat islamique", via une "campagne systématique de frappes aériennesen Irak et en Syrie. La France et le Royaume-Uni envisagent de participer à ces bombardements, mais n'ont pas encore officialisé leur décision. Selon le New York Times (en anglais), plusieurs pays de la Ligue arabe se seraient aussi engagés à soutenir l'offensive aérienne américaine, mais Washington a pour l'instant refusé de donner plus de précisions.

Environ 1 600 militaires américains seront en outre déployés pour assurer des missions de formation et de renseignement auprès de l'armée irakienne. Plusieurs dizaines de soldats canadiens participeront à une mission de conseil de 30 jours reconductibles auprès des forces kurdes, indique Radio Canada (en anglais). Si les troupes australiennes ne participeront pas aux combats sur le terrain, Canberra a annoncé dimanche 14 septembre le déploiement de 600 militaires aux Emirats arabes unis, rapporte le Guardian (en anglais).

Ceux qui fournissent des armes

Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni, qui ont livré des mitrailleuses lourdes et des munitions aux combattants peshmergas et irakiens, poursuivront leur effort d'armement. L'Allemagne, l'Italie, le Danemark, la Pologne, l'Albanie et l'Estonie ont eux aussi annoncé plusieurs livraisons d'armes, notamment des missiles et des fusils d'assaut, rapporte le Monde.

Ceux qui apportent un soutien logistique

Dix pays arabes ont rejoint la coalition, jeudi 11 septembre, après des négociations avec le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, rapporte l'International Business Times (en anglais). Si les détails de leur engagement n'ont pas encore été précisés, le Koweït, Bahreïn et le Qatar pourraient servir de base arrière aux militaires américains, alors que la Jordanie devrait participer à la mission de renseignement, signale CNN (en anglais).

Ceux qui ont promis une aide humanitaire et financière

François Hollande a rappelé lundi que l'aide humanitaire était une "priorité", lors de son discours d'ouverture de la conférence internationale sur l'Etat islamique à Paris. La Turquie a déjà envoyé plus de 100 camions d'aide humanitaire dans le nord de l'Irak, où un camp de réfugiés a été mis en place par Ankara, selon le Monde. Le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie, la France, la Norvège et la Suède ont dans le même temps organisé de nombreux largages humanitaires. Canberra a enfin promis d'accueillir plus de 4 000 réfugiés irakiens et syriens, rappelle le Guardian.

Plusieurs pays de la coalition se sont en outre engagés à verser des dons en soutien aux nombreux déplacés, indiquent les Nations unies sur leur site (en anglais). L'Arabie saoudite a notamment promis 500 millions de dollars au Haut-Commissariat pour les réfugiés de l'ONU, alors que le Koweït s'est engagé à hauteur de 10 millions de dollars. Plusieurs Etats européens ainsi que le Japon, la Corée du Sud ou la Nouvelle-Zélande ont eux aussi annoncé le versement de dons.

Ceux qui entravent la campagne de communication et de recrutement des jihadistes

Les membres de la Ligue arabe se sont engagés à lutter contre le groupe terroriste aux niveaux "politique, sécuritaire et idéologique", indique le Monde. Les Etats-Unis souhaitent que l'Arabie saoudite, le Qatar et l'Egypte utilisent leurs médias pour diffuser des messages anti-Etat islamique, rapporte CNN.

Tous les pays de la coalition devraient enfin s'engager à lutter contre le recrutement jihadiste sur leur territoire. Les Américains demandent notamment aux pays arabes proches de l'Irak et de la Syrie ainsi qu'à la Turquie d'empêcher les recrues de passer la frontière, rapporte l'International Business Times (en anglais).

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