Témoignage Guerre entre Israël et le Hamas : "Chaque jour, on réfléchit à ce qu'on va pouvoir manger et comment avoir de l'eau", raconte une habitante de Gaza

Asma est professeure de français dans l'enclave palestinienne : malgré les bombardements, elle n'a pas fui vers le sud de l'enclave comme demandé par Israël. Elle raconte son quotidien à franceinfo.
Article rédigé par France Info
Radio France
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Des Palestiniens font la queue devant une boulangerie de Rafah pour se procurer du pain, le 22 octobre 2023. (MOHAMMED ABED / AFP)

"Tout le temps, on a des bombardements, des attaques, des avions autour de nous... C'est trop difficile. Surtout avec la nuit, c'est terrible." Voilà comment Asma, professeure de français, résume son quotidien à Gaza, rythmé par les bombardements incessants et intensifiés de l'armée israélienne.

Dans la bande de Gaza, les denrées alimentaires arrivent au compte-goutte, alors que l'aide humanitaire a elle aussi du mal à entrer dans l'enclave Benyamin Néthanyahou a déclaré que Gaza est désormais un "champ de bataille". Malgré les appels répétés de l'armée israélienne, Asma ne se résout toujours pas à quitter Gaza. Cette Palestinienne, professeure de français, et sa famille sont donc au cœur du conflit.

Depuis trois semaines, l'électricité et l'eau sont coupées, et c'est un vrai défi pour Asma, d'autant plus que ses jeunes neveux vivent chez elle. "Chaque jour, on réfléchit à ce qu'on va pouvoir manger, comment on va avoir de l'eau, ce qu'on va faire avec les petits..."

"Moi, on peut manger n'importe quoi, mais les petits, non : ils ne comprennent pas ce que ça veut dire la guerre, ce que ça veut dire un manque de produits."

Asma, habitante de Gaza

à franceinfo

Se ravitailler est désormais une activité qui occupe une bonne partie de ses journées, sans aucune garantie de trouver des denrées. "Pour avoir du pain, on est obligés d'aller à la boulangerie et de rester presque sept heures. On ne peut pas trouver des fruits ou même des légumes, du fromage, de la confiture... des choses simples. Et même si on les trouve, c'est trop cher", regrette Asma. Dans les magasins, les prix ont, en effet, été multipliés par trois voire quatre.

Avec tristesse, cette professeure de français le reconnaît elle-même : l'espoir d'une amélioration lui est désormais étranger.

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