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Gaza : entrée en vigueur d'une trêve de 72 heures

Pour la première fois depuis le début du conflit dans la bande de Gaza, Isräel et le Hamas ont accepté le principe d'une trêve à partir de 7 h (heure française) ce vendredi matin. Sur place, les bombardements qui ont émaillé cette 24e nuit de conflit ont effectivement cessés. Des négociations débutent également en Egypte entre les deux parties.
Article rédigé par Yann Bertrand
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
  (Ban Ki-moon et John Kerry ont annoncé une trêve humanitaire dans la bande de Gaza © REUTERS)

Des heures de tractations, et des négociations serrées avec toutes les parties engagées dans le conflit, auront été nécessaires, mais un accord a finalement été trouvé jeudi soir. L'Onu, par la voix de son secrétaire général Ban Ki-moon, et les États-Unis, par celle de son secrétaire d'État John Kerry, ont annoncé la conclusion d'une trêve humanitaire dans la bande de Gaza. Cette annonce a été faite via un communiqué commun. La dernière trêve avait duré quatre heures seulement mercredi dernier, et elle avait été marquée par de nombreuses violences.

Toutefois, le texte précise bien que "les forces sur le terrain resteront en place " ; les forces armées israéliennes ne se retireront donc pas. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n'a de cesse de répéter que l'opération armée en cours se poursuivrait le temps de détruire tous les tunnels utilisés par le Hamas pour atteindre Israël. 

Dans la nuit de jeudi à vendredi, les violences n'ont, elles, pas connu de répit. Quatorze Palestiniens, dont huit d'une même famille, ont été tués à Khan Younès, au sud de la bande de Gaza. Israël avait pour sa part annoncé la mort de cinq de ses soldats jeudi. Mais à 7h (heure française), le bruit de la guerre a effectivement cessé.

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Négociations pour un cessez-le-feu durable

Plus tôt dans la soirée jeudi, le Conseil de sécurité des Nations unies avait appelé à un "cessez-le-feu" immédiat dans la bande de Gaza, alors que plus de 1.400 Palestiniens ont été tués en un peu plus de trois semaines de l'opération "Bordure protectrice" menée par l'armée israélienne, qui a elle perdu 56 soldats. Les membres du Conseil n'ont en revanche pas réussi à trouver de déclaration commune à propos du bombardement, mercredi dernier, d'une école de l'Onu.

Selon le communiqué de ce jeudi soir, des délégués des deux camps vont prendre la route du Caire, en Egypte, pour entamer des négociations en vue d'un cessez-le-feu durable. Le Hamas a déjà affirmé jeudi soir qu'il respecterait cette trêve arrachée de haute lutte. En visite officielle en Inde, John Kerry a toutefois annoncé qu'Israël poursuivrait ses opérations "défensives " pendant la trêve. Malgré tout, l'espoir d'un arrêt plus durable des combats renaît.

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