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Guerre en Ukraine : les entreprises françaises qui ont quitté la Russie, et celles qui sont restées

Certaines entreprises françaises ont choisi de rester en Russie malgré l'invasion de l'Ukraine il y a un an.
Article rédigé par franceinfo - Louise Buyens
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
Sur un parking devant un magasin français de bricolage et de jardinage Leroy Merlin dans la ville de Klimovsk, près de Moscou, le 11 juin 2020. Photo d'illustration. (YURI KADOBNOV / AFP)

Après le début de la guerre en Ukraine, de très nombreuses entreprises françaises ont quitté la Russie ou ont suspendu temporairement leurs activités. Mais certaines ont décidé de rester, quitte à abîmer leur image. 

Les entreprises françaises qui ont quitté la Russie

Parmi les plus connues, on peut citer Renault. Au printemps 2022, le groupe a vendu sa filiale Avtovaz en Russie. L'entreprise affirme avoir perdu 338 millions d'euros en 2022 et c'est en grande partie à cause de sa sortie du marché russe. C'est un gros manque à gagner puisque le pays représentait près 20% des livraisons de Renault. La Société générale s'est séparée de sa banque de détail Rosbank, la deuxième en Russie. Un retrait qui lui a coûté plus de 3 milliards d’euros. Le luxe français s'est également retiré, c'est le cas de LVMH, propriété de Bernard Arnault, et de Chanel

Les entreprises françaises toujours sur place mais qui ont suspendu temporairement leurs activités

Air France ne fait plus voler ses avions vers ou depuis la Russie, tout en se laissant la possibilité de revenir plus tard. Les magasins Decathlon ont fermé leurs portes en Russie mais c'est à cause de problèmes d'approvisionnement. Et puis, d'autres ont l'intention de partir mais ils sont encore en négociation pour trouver des acquéreurs, c'est le cas par exemple de Michelin. Même si là aussi cela coûtera de l'argent, la perte sera moindre selon le groupe qui assure que ses activités en Russie représentent 1% de ses ventes et 2% de son chiffre d'affaire.

Il y a un cas particulier, celui de TotalEnergies. L'entreprise entretient encore des liens commerciaux avec la Russie via sa participation dans l'usine de gaz naturel liquéfié Yamal située en Sibérie. Il y a 70% de la production qui est à destination de l'Europe. "On a besoin de ce gaz", justifie la direction de TotalEnergies qui précise aussi que ces activités ne sont pas sous le coup des sanctions européennes. En revanche, l'entreprise a complètement arrêté d'acheter du pétrole russe depuis le début de l'année.

Les entreprises françaises qui poursuivent une activité normale en Russie

Malgré les risques en termes d'image, Lactalis et Bonduelle sont par exemple concernés. Récemment, on a aussi entendu parler d'Auchan et de Leroy-Merlin deux enseignes de la galaxie Mulliez. Une enquête du journal Le Monde (article réservé aux abonnés) révèle leur participation à l'effort de guerre côté russe. Des accusations démenties par les deux directions. Par ailleurs, elles justifient leur présence sur le territoire russe pour protéger des dizaines de milliers d'emplois et permettre à la population russe de se nourrir. Des arguments que l'on retrouve aussi chez Lactalis et Bonduelle. 

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