Ce que l'on sait du principal suspect recherché dans l'attentat de Bangkok

La police thaïlandaise recherche activement, mercredi 19 août, un jeune homme soupçonné d'avoir posé la bombe qui a fait 20 morts, lundi, dans le centre de la capitale thaïlandaise.

Portrait-robot de l\'homme soupçonné d\'avoir commis un attentat à Bangkok (Thaïlande), lundi 17 août. 
Portrait-robot de l'homme soupçonné d'avoir commis un attentat à Bangkok (Thaïlande), lundi 17 août.  (ROYAL THAI POLICE / AFP)

Une piste ? La Thaïlande a émis mercredi 19 août un mandat d'arrêt contre un étranger, après l'attentat qui a fait 20 morts et plus de 120 blessés en plein cœur de Bangkok lundi, près d'un sanctuaire hindouiste également fréquenté par les bouddhistes.

La police a identifié trois suspects, mais seul un portrait-robot, celui du suspect principal, a été diffusé pour l'instant. Que sait-on de cet homme vu, sur les images de télésurveillance, en train de déposer un sac à dos sous un banc ? 

Il est jeune

D'après le portrait-robot diffusé mercredi par la police thaïlandaise, l'homme est plutôt jeune. Il a une chevelure brune très fournie et porte des lunettes à monture noire.

Sur les images des caméras de vidéo-surveillance, lundi soir, il transporte un sac à dos, qu'il glisse calmement sous un banc au pied de la grille du sanctuaire Erawan, dans le quartier commerçant de Chidlom, avant de quitter les lieux. Trois minutes plus tard, une bombe a explosé à cet endroit précis

Il s'agirait d'un étranger

Cet homme serait un étranger, d'après le mandat d'arrêt émis mercredi soir contre lui pour "assassinat", "association de malfaiteurs" et "participation à la confection d'une bombe" notamment. Le porte-parole de la police thaïlandaise a précisé, mercredi, que le suspect a été entendu parlant une langue étrangère autre que l'anglais. 

Le porte-parole a également donné une description de l'ethnie supposée du suspect, en utilisant à son encontre l'expression khaek khao, désignant généralement des musulmans de teint clair originaires d'Asie du Sud, d'Asie centrale ou du Moyen-Orient.

Il ferait partie "d'un réseau", selon la police

D'après le chef de la police thaïlandaise, le suspect fait partie d'un "réseau" et ne peut "pas avoir agi seul". "Cette affirmation a été reprise par le chef de la junte thaïlandaise, Prayut Chan-O-Cha, qui a ajouté : "Il n'a pas pu simplement acheter une bombe sur un marché, puis la poser."

La police n'a pas précisé de quel réseau il pouvait s'agir. Mais elle a rapidement affirmé que le mode opératoire ne ressemblait pas aux attentats fréquemment perpétrés dans le sud du pays par des insurgés musulmans. Divers groupes de militants islamistes ont mené de nombreuses attaques dans d'autres parties d'Asie du sud-est, y compris sur l'île touristiques indonésienne de Bali en 2002 qui avait fait 202 morts. Mais la Thaïlande n'a, jusqu'à présent, pas été une cible pour ce type de groupes.