Mali : Emmanuel Macron attendu à Bamako où il doit rencontrer le président de transition Assimi Goïta

Cette visite prévue le 20 décembre intervient alors que les relations entre la France et le Mali se sont tendues ces derniers mois. 

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Tombouctou, le 14 décembre 2021 : des soldats maliens attendent sur le tarmac l'arrivée du chef d'état-major avant la cérémonie de remise de la base militaire des Français de Barkhane à l'armée malienne. (FLORENT VERGNES / AFP)

Emmanuel Macron se rendra, lundi 20 décembre, à Bamako pour rencontrer le président de transition malien, le colonel Assimi Goïta, avant de célébrer Noël avec des soldats français stationnés à Gao, a annoncé l'Elysée. Cette visite intervient alors que les relations entre Paris et Bamako se sont tendues ces derniers mois, la France ayant averti que le déploiement de mercenaires russes au Sahel serait "inacceptable" après le redéploiement de la force Barkhane, qui a quitté Tombouctou après près de neuf années de présence dans cette ville du nord du pays.

Rencontre au sommet

Emmanuel Macron, qui devrait rester au Mali jusqu'au 21 décembre, rencontrera pour la première fois le colonel Goïta depuis que ce dernier est arrivé à la tête du pays sahélien par un putsch en août 2020 avant d'être conforté par un second coup d'Etat en mai 2021. Dix jours plus tard, Paris avait annoncé la suspension des opérations conjointes avec les forces maliennes, avec lesquelles elle coopère depuis des années contre les jihadistes. Emmanuel Macron a en outre annoncé en juin la réorganisation de son dispositif militaire en quittant notamment les bases les plus au nord du Mali (Kidal, Tombouctou et Tessalit) et en prévoyant de réduire ses effectifs dans la région d'ici 2023 à 2 500-3 000 hommes, contre plus de 5 000 alors.

Hostilité grandissante

Confrontée à une hostilité grandissante, la France met désormais l'accent sur une internationalisation de l'effort militaire en impliquant davantage ses alliés européens et en misant sur la montée en puissance des armées locales. Paris a également haussé le ton face aux menaces de la junte au pouvoir à Bamako de recourir aux services de la société privée paramilitaire Wagner, soupçonnée d'être proche du président russe Vladimir Poutine. L'Union européenne a sanctionné, lundi 13 décembre, ce groupe ainsi que huit personnes et trois sociétés qui lui sont liées pour les "actions de déstabilisation" menées dans plusieurs pays d'Afrique, dont le Mali, et en Ukraine.

Noël à Gao

Emmanuel Macron devrait en outre évoquer avec le colonel Goïta le calendrier électoral, alors que les dirigeants ouest-africains, réunis dimanche 12 en sommet au Nigeria, ont de nouveau exigé des élections en février et annoncé qu'ils imposeraient des sanctions supplémentaires dès le 1er janvier sans engagement des autorités maliennes en ce sens. La base de Gao, dans le centre, est l'une des principales de Barkhane au Mali. Elle va accueillir le commandement de la force européenne Takuba, qui compte près de 900 hommes. Depuis le début de son quinquennat, Emmanuel Macron a déjà célébré Noël avec les troupes basées au Niger, au Tchad et en Côte d'Ivoire.

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