Financement libyen de 2007 : la cour d'appel de Paris rejette les recours de Nicolas Sarkozy et de ses proches

La cour d'appel de Paris rejette les recours déposés contre la validité de l'enquête sur les soupçons de financements libyens de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Il reste mis en examen, aux côtés d'Eric Woerth et Brice Hortefeux. 

Nicolas Sarkozy à Boulogne-Billancourt le 16 septembre 2020.
Nicolas Sarkozy à Boulogne-Billancourt le 16 septembre 2020. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

La cour d'appel de Paris rejette jeudi 24 septembre l'essentiel des recours contestant la validité de l'enquête sur des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, a appris franceinfo de source proche du dossier, confirmant une information de l'AFP. La procédure reste donc valide.

Les avocats de Nicolas Sarkozy et de ses anciens ministres Claude Guéant, Eric Woerth et Brice Hortefeux avaient soulevé toute une série de nullités contre ces investigations. Ils restent tous mis en examen. La défense peut encore se pourvoir en cassation.

Les investigations ont été lancées il y a huit ans, après la publication par Mediapart en 2012, dans l'entre-deux tours de la présidentielle, d'un document censé prouver un financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 par le régime de Kadhafi.

En novembre 2016, l'homme d'affaires Ziad Takieddine a affirmé avoir remis, entre fin 2006 et début 2007, cinq millions d'euros à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, et à son directeur de cabinet Claude Guéant.

Toutefois, aucune preuve matérielle n'avait été retrouvée, même si des mouvements de fonds suspects ont conduit à neuf mises en examen à ce jour.