Attentat de Nice : des familles portent plainte contre l'État

Plusieurs familles de victimes ont engagé des poursuites contre l'État, mais aussi contre la ville de Nice, car selon elles, le dispositif de sécurité n'était pas à la hauteur de la menace.

France 2

Il caresse le cercueil de son fils mort, Killian, fauché à l'âge de quatre ans. Dans cette mosquée de Nice (Alpes-Maritimes) sont célébrées les premières obsèques des victimes de l'attentat du 14-juillet. Aux côtés du corps de son fils, repose celui de son ex-femme et d'un jeune homme de 19 ans. À la fin de la cérémonie, ce père laisse éclater sa colère devant la France. "Je n'ai plus de futur. Il ne me reste que le souvenir de mon fils", dit-il. Ce père de famille va porter plainte contre l'État mettant en cause la sécurité sur la promenade des Anglais, ce jeudi soir.

"Il y a eu de grosses failles"

Même sentiment de colère pour Mickaël Coviaux, le père de Yanis décédé à l'âge de quatre ans et demi. "Évidemment, je vais porter plainte contre l'État. Il y a eu de grosses failles. Un truc comme ça sur les Champs-Elysées, ça ne serait jamais arrivé. Pourquoi ça arrive à Nice ?", déclare-t-il au micro de France 2.
Ce soir, certains avocats évoquent l'idée d'une plainte collective contre l'État et la ville de Nice.

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