Mireille Knoll : polémique autour de la marche blanche

La marche blanche, qui aurait dû être un symbole d'unité autour des proches de Mireille Knoll, tuée à 85 ans dans son appartement parisien "parce qu'elle était juive", selon Emmanuel Macron, a été entachée par des huées et des incidents hier, mercredi 28 mars.

France 3

Dans l'intimité d'une synagogue hier, mercredi 28 mars, en présence de membre du gouvernement et de responsables politiques, la famille de Mireille Knoll se recueille, unie dans la douleur du deuil. Le président Emmanuel Macron a, lui, préféré assister à l'inhumation, à titre privé. En début de soirée, une marche blanche a rassemblé des milliers de personnes à Paris. Des élus de tous bords ont répondu à l'appel du Crif, le Conseil représentatif des institutions juives de France. Mais l'institution a fait savoir que tous n'étaient pas les bienvenus.

Pas de regrets

À son arrivée, Marine Le Pen a été huée. Jean-Luc Mélenchon, pour sa part, a été accusé d'attiser la haine antisémite et a essuyé des torrents d'insultes. Tous deux ont dû être exfiltrés. Malgré les polémiques, la famille Knoll ne regrette pas d'avoir appelé à un rassemblement ouvert à tous et espère que cela éveillera les consciences.

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Une banderole en mémoire de Mireille Knoll, lors de la marche blanche, le 28 mars 2018, à Paris. 
Une banderole en mémoire de Mireille Knoll, lors de la marche blanche, le 28 mars 2018, à Paris.  (MAXPPP)