Vidéo Affaire Taha Bouhafs : Jean-Luc Mélenchon évoque une "situation douloureuse pour tout le monde"

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Taha Bouhafs accusé de violences sexuelles : "La parole des femmes est prioritaire et c'est elle qu'on croit d'abord", réagit Jean-Luc Mélenchon
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"La parole des femmes est prioritaire et c'est elle qu'on croit d'abord", a déclaré sur France 3 le leader de La France insoumise, après l'ouverture d'une enquête interne au sein du parti et la mise au ban de l'ex-candidat aux législatives.

"C'est une situation douloureuse pour tout le monde." Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, s'est exprimé dans l'émission "Dimanche en politique", sur France 3, après la révélation d'accusations de viol, d'agression sexuelle et de harcèlement sexiste visant Taha Bouhafs, qui avait été investi par le parti pour les élections législatives. "Nous partons d'un point qui est celui de notre époque : la parole des femmes est prioritaire et c'est elle qu'on croit d'abord. C'est ce que la commission [interne du parti] a tranché", a-t-il expliqué, dimanche 15 mai.

"Je demande qu'on en reste là. Nous verrons comment les choses vont évoluer, si la justice est saisie ou pas."

Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise

dans "Dimanche en politique", sur France 3

"Nous avons mis cinq jours à trancher un problème que certaines télévisions qui avaient le même problème avec leur présentateur n'ont pas réglé en 20 ans, ou que d'autres partis continuent à investir comme candidat à la députation des gens condamnés pour violences conjugales", a également déclaré Jean-Luc Mélenchon. LFI avait annoncé mercredi avoir ouvert une enquête interne après avoir reçu quatre signalements visant Taha Bouhafs, dont un pour viol, un pour agression sexuelle et un pour harcèlement sexiste.

>> Affaire Taha Bouhafs : ce que l'on sait des accusations de violences sexuelles visant l'ex-candidat LFI aux législatives

En parallèle et de façon "distincte", le leader de LFI a tenu tout de même à "souligner le caractère odieux de la campagne raciste contre Taha Bouhafs". "C'est à ce moment-là que Fabien Roussel est intervenu", a poursuivi Jean-Luc Mélenchon.

Le secrétaire général du PCF avait rappelé, lundi sur France 2, la condamnation de Taha Bouhafs pour injure raciale – l'intéressé a fait appel de la décision – et demandé "à La France insoumise de revoir cette candidature". Ce que Jean-Luc Mélenchon n'a visiblement pas digéré. "Je reste sous le choc d'avoir vu intervenir en pleine campagne raciste un dirigeant politique de notre famille pour attaquer quelqu'un".

"Qui a fait mieux que nous ?", interroge Autain

Clémentine Autain, députée LFI de Seine-Saint-Denis, a également défendu dimanche, une nouvelle fois, la gestion de ce dossier en interne. "Je suis celle qui a vu les victimes, celle qui a participé avec [la députée] Mathilde Panot à la confrontation avec Taha Bouhafs", a-t-elle plaidé sur BFMTV. "En 48 heures, nous avons agi", a poursuivi Clémentine Autain, en expliquant que les femmes concernées ne souhaitaient pas que ces faits "soient publics". La cellule interne de la formation politique "s'est donné pour mode de fonctionnement la confidentialité".

"Je souhaite que (la victime présumée) puisse aller porter plainte", a-t-elle ajouté, tout en estimant qu'il revenait à cette dernière "de prendre la décision" car "c'est quelque chose de difficile, de douloureux". "Quelle organisation a fait mieux que nous ?", a également demandé la députée LFI, en évoquant notamment la candidature d'Eric Zemmour, accusé de violences sexuelles par huit femmes. "Nous n'avons pas eu de volonté politique de protéger Taha Bouhafs."

Clémentine Autain a également dénoncé "une campagne de racisme et de mépris de classe" à l'encontre de l'ancien candidat. Elle a également dénoncé une "volonté de nuire à notre nouvelle union populaire", la Nupes, malgré les mesures rapides adoptées pour retirer l'investiture à l'ex-candidat.

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