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SNCF: les salariés obtiennent une augmentation après leur grève

Les quatre syndicats représentatifs de la SNCF – CGT, Unsa, SUD-Rail et CFDT avaient appelé à cesser le travail mercredi, afin de réclamer des hausses de salaires face à une inflation galopante.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Des passagers en gare à Paris, lors d'une grève à la SNCF, le 6 juillet 2022.  (ESRA TASKIN / ANADOLU AGENCY / AFP)

Une réponse face à la mobilisation sociale des cheminots. Mercredi 6 juillet, la direction de la SNCF a accordé une augmentation à ses salariés, dont une partie ont fait grève, perturbant les départs en vacances.

La SNCF va notamment mettre en place une augmentation générale des salaires de 1,4%, ainsi qu'une augmentation de 4% des indemnités liées à la production (heures de nuit, dimanche, fêtes, astreintes). Au total, cette hausse sera de 3,7% pour les petits salaires et de 2,2% pour les cadres.

La SNCF s'est également "engagée" à ouvrir les négociations annuelles sur les salaires dès le mois de décembre. "C'est un effort sur les salariés en première ligne, avec les indemnités liées à la production", et avec "un calendrier qui ouvre des perspectives sur la suite", a défendu François Nogué, le directeur des ressources humaines de l'exploitant, à l'issue d'une longue table ronde avec les syndicats.

Des mesures "insuffisantes", selon la CGT

Les quatre syndicats représentatifs de la SNCF – CGT, Unsa, SUD-Rail et CFDT avaient appelé à faire grève mercredi, afin de réclamer des hausses de salaires face à une inflation galopante. La direction a constaté un mouvement de grève "plus important" que ceux des derniers mois, avec 20% de grévistes au niveau national, mais 35% à 40% parmi les conducteurs.

Aux yeux de la CGT, premier syndicat du groupe, les mesures annoncées par la SNCF "restent très insuffisantes, mais c'est bien la mobilisation des cheminots qui permet ce dégel salarial et d'arracher ces premières mesures". Le syndicat, sans appeler à la grève, a proposé dans un communiqué "la poursuite du processus unitaire engagé pour exiger de la Direction qu'elle passe à la caisse au-delà de la compensation de la seule inflation". 

L'Unsa, deuxième syndicat de l'entreprise, a salué des "mesures encourageantes", qui devront être revues en fin d'année, a déclaré à l'AFP son secrétaire général Didier Mathis. "Si l'entreprise avait proposé ces mesures vendredi dernier, on aurait pu lever le préavis", a-t-il regretté.

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