"Je ne confonds pas les "gilets jaunes" et les anarchistes", affirme Patrick Vignal, député LREM, après la dégradation de sa permanence

Selon le député LREM de l'Hérault, les parlementaires doivent "retourner sur le terrain, (...) convaincre les citoyens. Il faut co-construire avec eux."

Le député LREM Patrick Vignal, à l\'université d\'été de La République en marche, à Bordeaux, le 7 septembre 2019.
Le député LREM Patrick Vignal, à l'université d'été de La République en marche, à Bordeaux, le 7 septembre 2019. (- / MAXPPP)

"La vitre est très fracassée, s’il n’y avait pas les policiers je pense qu’ils auraient brûlé ma permanence", a réagi samedi 16 novembre sur franceinfo le député La République en marche de l'Hérault, Patrick Vignal, dont la permanence a été dégradée au passage du cortège des manifestants à Montpellier, pour le premier anniversaire du mouvement des "gilets jaunes". Le local du parlementaire avait déjà été aspergé de peinture jaune en août.

Patrick Vignal refuse cependant de généraliser. "Je ne confonds pas les "gilets jaunes" et les anarchistes", affirme-t-il. "Je préfère retenir l’image des "gilets jaunes" au rond-point des Près d’Arènes (lieu du début de la manifestation à Montpellier samedi 16 novembre) où ils se retrouvent en toute fraternité". "La semaine dernière, il y a eu une assemblée générale de 700 "gilets jaunes" à Montpellier, la ville n’a pas été capable de leur mettre à disposition une machine à café et une salle", regrette le député LREM. "Si on veut que les "gilets jaunes" puissent échanger, dialoguer, proposer, il faut leur proposer des lieux d’écoute et d’échange".

"J’ai reçu plus de 2 000 "gilets jaunes"", poursuit-il. "Les gens ont envie d’être entendus. La France qui était invisible et qui est devenue visible avec un gilet jaune, nous devons la comprendre, et répondre à ses attentes". Pour l’ancien député socialiste, élu pour un deuxième mandat en 2017 avec le soutien de La République en Marche, "les parlementaires, nous sommes détestés, et je pèse mes mots. A nous de retourner sur le terrain, à aller convaincre les citoyens. Il faut co-construire avec eux. Oui, il faut faire la réforme des retraites, mais il faut prendre le temps de l’expliquer, qu’on donne une feuille de route qui soit claire et amendée régulièrement."