Edouard Philippe met en garde ceux qui veulent "mettre le bololo" le 17 novembre, les internautes s'interrogent sur ce terme

Le chef du gouvernement voulaient avertir les "gilets jaunes" avant la journée de protestation, samedi. Il a employé une formule pour le moins obscure qui a fait réagir sur la toile. 

Le Premier ministre Edouard Philippe à Hanoi (Vietnam), le 2 novembre 2018.
Le Premier ministre Edouard Philippe à Hanoi (Vietnam), le 2 novembre 2018. (LUONG THAI LINH / POOL / AFP)

Dans un flot d'annonces très sérieuses, c'est une petite phrase qui n'est pas passée inaperçue. Invité de RTL, mercredi 14 novembre, Edouard Philippe a détaillé les mesures d'accompagnement pour compenser la hausse des prix des carburants et tenter d'enrayer la colère qui monte sur tout le territoire. Le Premier ministre a mis en garde les "gilets jaunes", qui vont manifester samedi, contre les blocages des routes. "La loi s'applique" et que "l'entrave à la circulation, c'est sanctionné", a-t-il averti. 

Et le chef du gouvernement de poursuivre : "Celui qui se dit 'ah bah tiens, je vais bloquer ici, ça va être formidable je vais mettre le bololo partout, il sait que ce faisant, il va prendre un risque s'il ne respecte pas la loi". "Mettre le bololo partout", voilà une expression qui n'a pas manqué de faire sourire les internautes. 

"Un terme d'argot des Opex"

Il y a d'abord ceux qui s'interrogent sur le sens de l'expression. Selon un magazine militaire cité par le HuffPost, ce mot est un "terme d'argot des Opex [les militaires qui partent en opérations extérieures] en Afrique qui désigne un capharnaüm, une situation confuse et désordonnée. Il tire son origine d'un quartier délabré de N'Djamena, la capitale du Tchad." 

Il y a aussi ceux qui font des rapprochements douteux.

D'autres ont repris l'expression pour appeler à la mobilisation samedi.

Certains internautes font même le parallèle avec le "covfefe" de Donald Trump.