Allocution d'Emmanuel Macron : "Sans doute qu'un mot sur le mouvement lycéen aurait permis de détendre la situation"

Alors que des organisations lycéennes appellent à un "mardi noir", le syndicat national des personnels de direction de l'Education nationale estime nécessaire de donner "des signes d'écoute à la jeunesse".

Des lycéens lors d\'une manifestation à Marseille le 11 décembre 2018.
Des lycéens lors d'une manifestation à Marseille le 11 décembre 2018. (GERARD JULIEN / AFP)

"On se demande comment ça va se terminer", s'est inquiété Philippe Vincent, à la tête du syndicat national des personnels de direction de l'Education nationale (SNPDEN), évoquant un mouvement de lycéens "hors norme par rapport à ce qu'on a connu d'habitude, avec un catalogue de mots d'ordre tellement enflé qu'il a un caractère un peu surréaliste".

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"Sans doute qu'un mot sur le mouvement lycéen aurait permis de détendre la situation", a poursuivi le secrétaire général de la principale organisation des chefs d'établissement, au lendemain des annonces d'Emmanuel Macron face à la crise des "gilets jaunes". "On voit bien que c'est un mouvement qui est venu se greffer sur un mouvement plus général. Il ne faudrait pas que les lycéens se sentent les parties perdantes de cette affaire-là, en considérant qu'ils sont complètement oubliés", a-t-il estimé. 

La mise en place du service national universel (SNU) est critiquée par les jeunes manifestants, ainsi que la réforme du bac et Parcoursup."Ce qui est sûr, c'est qu'il va falloir que le ministre [Jean-Michel Blanquer] trouve des voies de dialogue avec des interlocuteurs crédibles et référencés. Il va sans doute aussi falloir donner un ou deux signes d'écoute de la jeunesse, un peu à l'instar de ce qu'a fait le président Macron hier", avec les "gilets jaunes", a ajouté Philippe Vincent. Selon lui, le "service universel est tellement mal embringué qu'on pourrait peut-être le laisser tomber à peu de frais".