"Mardi noir" dans les lycées : le point région par région

Signe d'une volonté de maintenir la pression, un syndicat lycéen, l'UNL-SD, a appelé à un "mardi noir" dans tous les établissements.

Des lycéens manifestants dans le centre-ville du Mans, vendredi 7 décembre.
Des lycéens manifestants dans le centre-ville du Mans, vendredi 7 décembre. (ALEXANDRE CHASSIGNON / FRANCE-BLEU MAINE)

450 lycées sont perturbés et/ou bloqués mardi après-midi en France, selon les derniers chiffres du ministère de l'Education nationale, dans le cadre d'une nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des lycées et la plate-forme Parcoursup. Le syndicat lycéen UNL-SD a appelé à un "mardi noir" dans les établissements scolaires, au lendemain d'une mobilisation qui a perturbé 10% des lycées.

Bretagne 

Près de 400 étudiants, réunis lundi à Rennes en assemblée générale sur le campus de Villejean, ont décidé, à main levée, de poursuivre le blocage de l'université de Rennes 2 qui a commencé tôt ce lundi matin, selon France Bleu Breizh Izel.

Centre-Val de Loire

Les lycées du Berry sont aussi concernés par cette nouvelle journée d'action. France Bleu Berry a indiqué qu'à Châteauroux, les appels aux blocus sont lancés dans les lycées Jean-Giraudoux, Pierre et Marie-Curie, Blaise-Pascal, Les Charmilles et Rollinat. Les établissements d'Argenton-sur-Creuse pourraient également être touchés.

Grand Est

Les blocus continuent aussi dans les lycées en Champagne-Ardenne, comme le lycée Roosevelt de Reims, a souligné France Bleu Champagne-Ardenne. À Strasbourg, Bischheim et Schiltigheim, les manifestations de lycéens ont donné lieu à 23 interpellations, rapporte France Bleu Alsace. Des appels au calme dans l'Eurométropole ont été lancés.

Hauts-de-France

Le cortège lycéens-étudiants est arrivé près du ministère de l’Éducation nationale dans le VIIe arrondissement de Paris ce mardi à 14h30, indique un journaliste de franceinfo sur place. De nouveau, les manifestants s’agenouillent en référence aux lycéens interpellés à Mantes-la-Jolie.

Des "gilets jaunes" ont rejoint les lycéens de la Hotoie à Amiens, a indiqué France Bleu Picardie. Ces derniers ont été bloqués par des CRS alors qu'ils voulaient rejoindre les lycéens de Luzarches, en centre-ville. Ils ont tous été évacués par la police, avant de pouvoir réinstaller leurs barrières.

Au lycée Jacques Prévert à Boulogne (Hauts-de-Seine), la situation est aussi tendue. Des feux de poubelles ont été allumés et ont entraîné l'intervention des pompiers, a indiqué une source à une journaliste de franceinfo. Une vingtaine de CRS a été déployée afin de sécuriser l'arrivée en classe des élèves de la maternelle qui se situe en face du lycée.

Île-de-France

À Paris, les sites de Tolbiac et la Sorbonne ont été fermés par mesure de sécurité. À l'université de Paris-Nanterre, les étudiants sont empêchés d'entrer : la quasi totalité des bâtiments du campus ont été bloqués à partir de 6 heures à l'aide de chaises, tables, barrières. La situation est aussi tendue à Boulogne (Hauts-de-Seine) au lycée Jacques Prévert. Des feux de poubelles ont été allumés et ont entraîné l'intervention des pompiers, a indiqué une source à une journaliste de franceinfo. Une vingtaine de CRS a été déployée afin de sécuriser l'arrivée en classe des élèves de la maternelle qui se situe en face du lycée.

Occitanie

Les blocus touchent le lycée Joffre à Montpellier, a indiqué France 3 en région. Une mobilisation qui touche aussi certaines universités comme celle de Montpellier, à Paul Valéry, où, d'après les constatations de France Bleu Hérault, des étudiants ont sorti du mobilier des salles de cours. À Toulouse, les 2 500 manifestants, des enseignants et des lycéens, se sont dispersés dans le calme, indique France Bleu Occitanie.

Pays de la Loire

Des gendarmes mobiles ont été caillassés à Nantes vers 9h ce mardi matin, près du lycée des Bourdonnières où le mouvement est le plus suivi, et ont utilisé des bombes lacrymogènes, a indiqué France Bleu Loire Océan. La situation a rapidement dégénéré, notamment à cause de la présence d'"éléments extérieurs" au lycée. Dans l'après-midi, environ 200 lycéens ont manifesté sur le cours des 50 otages.

Corse

En Corse, il y avait encore des perturbations dans les lycées ce mardi matin, à Ajaccio (Laetita et Jules Antonini) et Sartène (Clémenceau), indique France Bleu RCFM.